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 Article publié le 7 juin 2017.

oOo

Alice Venin était un homme. Je veux dire un homme avec des couilles et une queue pour la lever. Enfin… j’avais jamais vu son appareil à gaufres. Il portait la moustache, le pantalon et conduisait une grosse bagnole du genre soviétique avec un pare-choc capable d’arrêter un train sur un passage à niveau. Personne ne le connaissait vraiment. Il était pas d’ici. Il y avait une bonne dizaine d’années qu’on avait renoncé à savoir qui il était. Son prénom nous avait, d’emblée, interloqués. Notre maire n’aime pas les pédés, parce que c’est des mecs qui se font pas confiance à eux-mêmes. Donc, si c’était un mec comme disait la gendarmerie, pourquoi se faisait-il appeler Alice ? C’est, nous expliqua le chef, qu’il n’était pas baptisé. On savait même pas de quelle religion il était. Si ça se faisait, il en avait pas. Or, dans notre pays, ya que deux religions : la nôtre et celles des autres.

Il habitait sur la place, dans une petite maison coincée entre la boulangerie, qui s’élève sur deux étages en plus du rez-de-chaussée où se trouvent la boutique et le fournil, et la demeure d’un descendant de collabo à qui on a pardonné parce que finalement son aïeul n’avait pas si tort que ça. Cette dernière avait elle aussi deux étages, mais le grenier s’élevait lui aussi de la hauteur d’un étage. Par contre, la maison de Félicie n’avait pas d’étage. On aurait dit une dent cariée, d’autant que sa façade n’inspirait pas le bonheur. Félicie était morte depuis vingt ans au moins. Et dix ans après, c’est cet Alice qui a acheté la maison à ses héritiers parisiens. Je vous raconte parce qu’il faut expliquer.

Venin n’avait pas l’âge de vivre sans travailler. On en a conclu qu’il avait les moyens. Il possédait, comme je disais, une grosse bagnole qui rutilait comme un carrosse de cinéma. Il la sortait qu’une fois par semaine pour aller à F* qui est notre préfecture. On a jamais su ce qu’il allait y chercher. Il revenait sans légumes, sans pantoufles, sans rien. Et ceux qui l’avaient aperçu, et même croisé le vendredi à F*, étaient bien incapables d’expliquer pourquoi il finissait toujours par disparaître au coin d’une rue. À croire qu’il se savait suivi et qu’il connaissait les techniques de brouillage de piste. On a pas mis longtemps à soupçonner une aventure galante. Et on se demandait quel effet ça pouvait bien faire à une femme d’appeler son amant Alice. En admettant qu’il était pas pédé, ce que notre maire soupçonnait, mais sans rien à l’appui, un peu comme s’il était allé à la chasse sans fusil.

J’habitais la même rue que Venin, ce qui était bien pratique pour le pain. J’y habite plus parce que j’ai quitté le village depuis. Je passais devant sa petite maison cradoque. La porte était vernie de frais, mais à même l’usure de ses vieilles planches. Le perron était une grosse pierre usée par des siècles de frottement. Rien ne se conserve ; tout se transforme. Bref, j’entrais ensuite dans la boulangerie et on papotait la boulangère et moi et des fois Castin le Collabo comme on l’appelle pour lui faire plaisir depuis qu’on vote plus à gauche ni à droite. Radot, le boulanger, est un type fait pour suer. Alors il sue. Et sa femme est poilue comme un ours. À tous les quatre, on n’en sait pas plus sur Venin que tout le village réuni. Autant dire qu’on se sent frustré. Et Venin ne vient pas chercher son pain. Il envoie sa boniche, une étrangère sans religion comme lui. Il l’a ramenée un vendredi, son jour de sortie. Et elle a tout de suite habité avec lui. Notre maire se demande si c’est pas un mec, malgré les papiers qui prouvent le contraire. Mais on n’a plus confiance dans l’autorité, qu’elle soit administrative ou judiciaire. On pense ce qu’on veut et on la ferme.

Brigitte, c’est le nom de la boniche, est une jolie fille, si c’est pas un mec. Elle est pas plus âgée que son maître qui est un beau jeune homme comme on n’en fait plus à la campagne depuis qu’on se marie plus entre nous. Il faut dire que chaque fois qu’on se marie, on quitte le village et on y revient que pour s’y faire enterrer. C’est comme ça qu’on a conquis le monde. Alors que voulez-vous, ce jeune couple nous dérange. Non seulement ils font pas d’enfant pour donner tort à notre maire (que ça nous ferait bien marrer), mais on sait plus qui est le mec qui est la garce, ni si c’est deux mecs ou même deux garces. On a pas été mis au monde pour se le compliquer. Et en plus on veut savoir. Même si ça nous regarde pas selon Marianne.

Vous me direz que ce genre de situation n’est pas vraiment original. On a déjà vu ça à la télé. Des épisodes entiers dans la complication ! Et sans fin. Ça en fait des tranches de saucisson à mâchouiller entre deux lampées ! J’en suis obèse. Et devenu feignant comme un Arabe comparé à un Juif. Je suis le secrétaire particulier de notre maire, Jean-Victor Royal, que vous connaissez comme romancier depuis qu’il passe à la télé. Je réaffirme ici que je ne dactylographie pas ses manuscrits pendant les 35 heures que je suis censé consacrer à ma fonction administrative. Je m’appelle… appelez-moi Citron. C’est mon pseudo quand je fais poète à mes heures. Ça m’en fait des choses à taper quand je profite pas de mes loisirs pour consommer !

Là ! Vous en savez assez. Des noms de personne. Des lieux reconnaissables. Et même un écrivain célèbre. Si je deviens pas un poète national dans ces conditions, c’est que j’ai pas de chance. Il faut que je raconte ça, même en prose. Surtout maintenant que vous connaissez tout le monde. On a retrouvé le cadavre de Brigitte mort et à poil sur la toute de F* par les champs et les prés. La gendarmerie confirme alors que c’est une gonzesse et notre maire, Jean-Victor Royal, n’en croit pas ses yeux. Il en bande, le salaud !

« Vous êtes sûrs que c’est Brigitte M* ? dit-il aux gendarmes sur les lieux mêmes de la découverte macabre. Elle a pas ses papiers sur elle…

— Le visage est intact, monsieur le Maire… On la connaît bien. Une si jolie fille !

— Ouais… mais qui me dit que Voisin est un homme ? »

Il était furieux, Jean-Victor. Et pas seulement parce que la télé courait dans les prés sans le croiser. Il semblait même qu’elle l’évitait. Il m’a envoyé aux nouvelles à la boulangerie. On a collé nos oreilles au mur épais et humide qui nous séparait de la maison de Venin. On entendait rien, mais on imaginait. Castin nous poussait à croire au pire, mais qu’est-ce que c’était, le pire ? La plus belle fille du village, et même la seule, avait été assassiné d’un coup de couteau en plein cœur et notre Maire était innocent. C’était l’hypothèse de départ que nous proposait Castin. Radot, sa femme et moi n’étions pas sûrs d’avoir tout compris. Castin en savait plus que nous. Pourquoi ?

Une heure plus tard, la voiture de la gendarmerie est partie. On attendu qu’elle tourne au bout de la rue. Ils avaient laissé la porte de Venin ouverte. Et personne ne la refermait. L’avaient-ils embarqué ? Castin entra le premier. Et comme on n’était pas encore entré, retenu par le doute, il en est aussi sorti le premier. Il courait comme un dératé. Il y avait de quoi ! Venin arrivait du fond du couloir avec un fusil à l’épaule. Ça m’a coupé les jambes. Radot et son ours ont décampé sans demander leur reste. Je me suis retrouvé nez à nez avec le canon. Il était encore chaud. Je n’avais pas entendu le coup de feu. Pourquoi ?

Le regard de Venin en disait long sur son état d’esprit. Le blanc était rouge et la pupille dilatée. Le sourcil retombait sur la paupière, frottant ses poils durs et noirs à la surface de l’œil. Le nez était froncé comme un faire-part de deuil. Je suis tombé à genou. C’était la première fois de ma vie que j’exprimais mon désir de vivre. Même dans la honte et le déshonneur. Même esclave, enculé, tortionnaire, brûlé vif. Le canon s’est retiré. J’avais parlé en prose, comme dans les grands moments qui exigent une prompte improvisation.

« Relevez-vous, imbécile, dit la voix gutturale de Venin (j’ai oublié de vous dire qu’il avait une voix gutturale). Ceci n’est pas un fusil. »

Qu’est-ce que c’était alors ? Et le coup de feu que je n’avais pas entendu mais dont témoignait la chaleur du canon ? En admettant que ce ne fût pas un fusil, qu’est-ce que c’était alors ?

« Vous avez beaucoup d’imagination, Orange ! Ça ne m’étonne pas de la part d’un poète.

— Citron… En principe, on m’appelle Citron… à cause de ma jaunisse. Mais des fois, dans l’ombre, comme c’est le cas en ce moment, j’air l’air orange. Alors je ne peux pas vous donner tort…

— Il ne manquerait plus que ça ! Entrez ! »

La porte s’est refermée dans mon dos. J’ai souhaité ardemment, en plus de vivre, que mes amis Castin et Radot fussent en route pour la gendarmerie. Et comme je calculais le temps qu’allait prendre cette démarche, je n’écoutais plus Venin. Il me poussa dans un fauteuil. J’avais maintenant un verre dans la main et, horreur ! je le buvais !

*

Alice Venin et moi on est devenu ami. Il n’a pas fallu une semaine aux gendarmes pour découvrir que l’assassin de Brigitte M* n’était autre que Marcel Lamanette, un paysan propriétaire qui, en plus de l’esclavage hérité du colonialisme, construisait des pavillons pour les touristes dans les hauteurs de notre contrée. C’était un ami de la préfète, laquelle s’était empressé de préciser que l’amitié n’a rien à voir avec l’individu et que l’individu, « ainsi va le monde », peut aussi bien faire le mal que le bien. Elle a offert des cigares cubains à la Presse et la Justice s’est mise au travail. Bon. Jusque-là, rien ne dépassait au bas de la jupe. On voyait même pas les genoux. Et ça donnait pas envie de bander. Seulement voilà… Qui c’est qui a acheté la ferme de Lamanette ? 200 hectares en culture et autant en élevage ? Et l’entreprise de construction doublée de l’agence immobilière appartenant aussi à Marcel ?

Venin. Alice. Mon plus récent ami. J’en voulais à Radot, à sa femme et à ce fumier de Castin de pas avoir prévenu la gendarmerie quand il nous est arrivé ce que j’ai raconté plus haut. Et si Venin m’avait menacé d’un fusil ? Et si le coup était parti ? Bon, d’accord, Castin, qui était entré le premier, avait été effrayé par le claquement d’une porte. Forcément, la porte d’entrée était ouverte, les gendarmes ayant oublié de la refermer derrière eux. Ouverture qui a créé un courant d’air avec une autre porte ouverte, celle donnant sur le jardin, à l’autre bout du couloir. Venin venait de l’ouvrir pour aller cueillir une salade et un peu de persil pour la vinaigrette. Tout le monde, sauf moi, avait trouvé assez d’énergie pour prendre la poudre d’escampette. J’avais eu les jambes coupées au niveau du bassin. Je pensais être à genoux, mais j’étais assis. Et Venin me tendait sa canne pour m’aider à me relever. Il m’a fallu trois verres pour comprendre. Et ce n’était pas faute de la part de Venin de s’épuiser en explications du phénomène. Il avait fait la guerre. Une fois, il s’était plié au niveau du cou.

On était devenu ami au cours du quatrième verre. J’ai toujours aimé ces alcools exotiques. Il y ajoutait des sucreries qui venaient aussi des îles lointaines. Le soir venu, pendant que Radot, sa femme et Castin s’étaient séparés pour pas se regarder dans les yeux, Alice (moi c’est Jean, mais il m’a tout de suite appelé Jeannot), m’a raconté son aventure autour du monde et en travers. Moi qui ne quittais le village que pour assister aux cérémonies du 11 novembre pour la raison que mon grand-père était natif du village voisin et qu’il était mort dans un taxi, j’étais éberlué par ces récits de combats, de découvertes, de périls, de mariages et de règnes. Y avait largement de quoi écrire un bouquin. Et même plusieurs. Je m’y connaissais en bouquin, vu que, comme je l’ai dit, je dactylographiais les romans de notre maire, Jean-Victor Royal. Alice n’avait jamais entendu prononcer ce nom. C’était pourtant notre maire.

« Je ne vote pas, dit Alice Venin. Je n’ai jamais voté.

— Vous êtes anarchiste ! m’écriai-je, vomissant sur ma chemise.

— Que non ! Mais je ne suis pas français.

— Vous n’êtes pas français ! »

C’est comme ça que j’ai vomi tout ce que j’avais bu. Mon cerveau n’en pouvait plus. Alice m’a ramené chez moi. Sur son dos. On est passé devant la boulangerie dont le rideau métallique était tombé et cadenassé. On voyait de la lumière au premier étage dans les interstices d’un volet. J’avais deux mots à leur dire, à ces lâches ! M’abandonner comme un blessé alors que j’étais menacé !

« Vous feriez bien de vous tenir tranquille, me conseilla Alice qui soufflait dans la pente.

— Et si ç’avait été un fusil, hein ?

— Mais c’en était pas un…

— Des fois c’en est un ! C’est arrivé.

— Je me demande bien qui a tué ma Brigitte… »

Moi aussi je me le demandais. Tout le monde pensait déjà qu’Alice n’était pas étranger à cet assassinat. Pourtant, les gendarmes, l’ayant entendu, ne l’avait pas arrêté. Et j’étais devenu son ami après en avoir eu peur. Même qu’entre ce moment de panique et l’amitié, je m’étais saoulé. Je me rappelais même plus ce qui m’avait fait vomir, mais j’en voulais à mes anciens amis. Sans cette porte laissée ouverte par les gendarmes, jamais j’aurais regardé la réalité en face comme je venais de le faire. Et j’avais pas sommeil.

*

Comme je disais, une semaine plus tard, les gendarmes ont embarqué Marcel Lamanette. Et c’est quelques mois plus tard que notre maire a appris qu’Alice avait acheté tous les biens du meurtrier. Il se doutait tout haut que la préfète n’était pas étrangère à cette opération. Alice était absente depuis trois jours. Il ne m’avait pas prévenu de ce soudain départ, mais je me doutais que ses acquisitions le réclamaient en haut lieu. Pour un type comme moi qui n’a jamais posé le pied sur la première marche, cette promotion conservait tout son mystère. Je redoutais seulement qu’il ne revienne plus au village et qu’il ouvre une succursale dans un de ces pays lointains où il avait promis de m’emmener si l’occasion se présentait un jour. Et voilà qu’elle se présentait ! Et comment !

J’étais bien le seul à pas me poser les bonnes questions. Notre maire avait l’expérience des fictions. Il savait comment trouver l’inspiration et cette science le conduisait à soulever les lièvres de l’existence. Moi, j’étais plutôt du genre à croire tout ce qu’on me raconte pour pas avoir à défaire les nœuds des complications. C’était le travail de notre maire, comme premier magistrat et comme romancier. C’est comme ça, chapitre après chapitre, que j’ai commencé à comprendre ce qui c’était passé et pourquoi je n’y avais vu que du feu.

J’en étais au cinquième chapitre quand j’ai compris, ou appris (je sais plus) qu’Alice Venin ne reviendrait plus au village. Ça serait trop long à vous expliquer parce que, n’est-ce pas, c’est pas moi qui écrivait le roman. Je me contentais de le dactylographier. Au rythme d’un par semaine et en dehors des heures de bureau. Je dois dire qu’au début, j’ai pas accroché. Je me demandais où notre maire avait bien pu récolter de telles salades. J’avais même pas compris qu’il parlait de nous. Et particulièrement de l’affaire Lamanette. C’est au chapitre trois que ça m’a sauté aux yeux. Et au cinq, je savais que je ne reverrais plus l’homme qui m’avait fait rêver d’une autre existence aux antipodes de nos bouses et de nos portes closes.

Faut pas oublier, pour bien comprendre mon état d’esprit à ce moment-là, qu’on était que deux à être mieux informés que les autres : notre maire, Jean-Victor Royal, et moi-même. En admettant que notre maire eût eu une idée complète de ce qu’il allait écrire avant de se mettre au travail, j’étais en retard de plus de trente chapitres. Ceci pour vous permettre de mesurer mon attente, semaine après semaine. Avec le Conseil municipal le jeudi matin et la messe du dimanche pour borner cet écoulement inexorable. Il y avait près de huit mois que j’avançais dans ce roman quand enfin il s’acheva. Je me souviendrai toute ma vie de cette dernière page. Certes, j’en savais déjà beaucoup avant de la commencer. Mais Jean-Victor Royal, vous le savez, ô lecteurs, en a toujours une en réserve, de surprise. Cette sombre histoire mêlant famille, politique, pègre et religion m’avait plongé dans un autre monde, celui que justement je ne connaissais pas. Comment voulez-vous que je l’eusse connu !

Ce dernier soir (si vous permettez que je l’intitule comme ça), Jean-Victor Royal assista à la dactylographie. Il se tenait de l’autre côté de la table, à peine éclairé par la lampe sous laquelle mon clavier crépitait comme un feu de cheminée. Comme hier que je m’en souviens ! C’était l’été. J’avais laissé la fenêtre ouverte. Y avait des papillons dans l’ombre. On entendait leurs ailes poudreuses battre dans l’attente de pouvoir s’approcher de la lumière pour en explorer les promesses de je ne savais quoi. Notre maire les chassait avec le tue-mouche qu’il agitait comme un mouchoir, sans violence, sans intention de tuer. J’entendais aussi le bruit de ses lèvres dans le verre. J’avais le même verre. Et je savais tout. Enfin… tout ce qu’avait imaginé ou découvert Jean-Victor Royal à propos de mon ami Alice Venin et de ses relations avec Marcel Lamanette, Brigitte M*, la préfète et bien d’autres personnages que je ne peux nommer ici par respect pour notre République. La dernière page s’achevait. Je pouvais voir à quel point cela rendait heureux notre maire. Il s’attendait à un nouveau succès de librairie. Mais il attend toujours. Sous terre. Et vous ne saurez rien.

 

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