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L'Américain
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 Article publié le 28 février 2016.

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— L’AMÉRICAIN EST ENCORE LÀ ? — Je ne réponds rien. — OUVREZ-LUI LA PORTE. VOUS NE POUVEZ PLUS RIEN POUR MOI. MERCI. Maintenant j’étais accroupie près de la machine — ayant chié doucement la peur que je n’avais pas eu tout à l’heure — je n’avais plus froid — Marcel achevait de détacher le comte, le traitant de vieux fou — il le prit dans ses bras — il souleva ce paquet de douleur sans accorder aucune importance à la douleur et il sortit et remonta l’escalier noir et humide — je chiais toujours — la peur dans les genoux que j’étreignais — le cul à ras du sol effleurant la merde — sentant la chaleur de mon coeur s’évacuer par là — Marcel ne m’avait même pas regardée — j’avais tourné la clé dans la serrure et il était entré d’un coup — le comte lui avait dit : — TRANSPORTEZ-MOI DANS MA CHAMBRE, VOUS. ELLE NE PEUT PLUS RIEN POUR MOI — Qu’est-ce que j’avais fait de travers ? — Est-ce que je n’étais pas en train de souffrir comme tout le monde ? J’ai récupéré ma peau d’ours puante et je suis remontée dans la chambre du comte où il faisait une chaleur épouvantable — le comte était assis tout nu dans son fauteuil près de la cheminée et Marcel examinait ses poignets meurtris — quand je suis entrée, le comte m’a souri — Marcel ne m’a même pas regardée. — LE SOLEIL VA BIENTÔT SE LEVER, dis-je en m’approchant du feu pour sécher mon cul — je sentais un peu la merde. — MARCEL ME DIT QUE VOUS ÊTES ÉCRIVAIN, dit le comte, gémissant un peu. IL N’A CEPENDANT RIEN LU DE VOUS. — ON SE CONNAÎT À PEINE, dis-je avec froideur. — IL FAUDRA LUI OFFRIR UNE DE VOS OEUVRES. IL VOUS CONNAÎT MAL. — MOI JE COMMENCE À BIEN VOUS CONNAÎTRE. EST-CE QU’ON SE REVERRA ? — POURQUOI PAS ? IL FAUDRA VOUS MONTRER DISCRÈTE. — JE CONNAIS MON MÉTIER, dis-je. Marcel ne desserrait pas les mâchoires — qu’aurait-il dit d’ailleurs ? — Et dire que je n’avais pas la moindre idée des dimensions de sa bite — moi qui savais tout de celle du comte quand elle était dans son élément — j’avais encore son goût dans la bouche — j’aimais ce goût — il faudra que ça recommence — pour une fois, j’ai tout bien fait jusqu’au bout — et pas beurrée en plus — je m’améliore. — EST-CE QUE VOUS AVEZ TRÈS MAL ? demandai-je au comte. — J’AI EU MA DOSE. TOUT VA TRÈS BIEN. C’EST UN CALCUL SAVANT. MAIS C’EST LA PREMIÈRE FOIS QUE JE LE FAIS EN LA PRÉSENCE D’UNE FEMME. JE VOUS AIME. Ce que je peux être aimée ces temps-ci — je suis en train de changer ou quoi ! — Je sens vraiment la merde. — JE VAIS VOUS RAMENER CHEZ VOUS, dit le comte. — PRÊTEZ-NOUS PLUTÔT UNE VOITURE, dit Marcel. JE VOUS LA RAMÈNERAI. — JE N’AI QUE LA ROYCE. — DANS CE CAS, dis-je gaiement, NOUS AVONS BESOIN D’UN CHAUFFEUR ! Le comte s’habilla, grimaçant de douleur — Marcel haussa les épaules plusieurs fois en le regardant — de mon côté, j’ajustais mes volants — on eut vite fait de se retrouver dans le carrosse — Marcel voulut conduire mais le comte prétexta un moteur capricieux et il s’installa au volant — mon sang avait parfaitement séché — je m’assis dessus sans vergogne. * Le soleil ne s’est pas encore levé — le carrosse vert olive fonce dans la nuit noire mordant le talus chaque fois qu’une douleur perce les articulations du comte — SI JE PRENAIS LE VOLANT, propose Marcel plusieurs fois — Mais le comte ne tient pas à se faire porter — il refuse obstinément de céder sa place — moi, caressée par le cuir et sentant mes deux bites s’y enfoncer avec tout l’amour que j’ai dans le coeur — je vide la première moitié de la bouteille de gnôle pendant que les

 

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