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D'entendre de si justes propos
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 Article publié le 28 février 2016.

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d’entendre de si justes propos mais pourquoi les ensevelir sous ce brusque silence n’est-il que de t’étreindre avec ma voix de luciole que dérive toute crainte de ne te voir plus paraître le silence va-t-il nous dire le point de ton cri et la hauteur de la déchirure se penche le verbe aimer sur le participe qui l’adjective où rencontre-t-on la voix ton silence se charge d’autres silences * me voici proche des édifices de la distance et des lieux du désespoir et des regrets des trahisons et des sentences des fuites et des refuges mesure ton langage je dis : mesure-le, car tu as pénétré mes monuments et mes dieux le soleil me brûle les poumons mesure le rayon la clarté je dis mesure la pierre car en ces lieux la folie se structure selon les présages et puis même tu es mesuré dans les calculs des vitraux et des fresques mesure ceci qui est de clore toute parole dans le poumon en vue d’un cri sur le seuil ensoleillé de ma maison * douce au sampan de tes yeux le vers horizontal fumigène dans la transe vers quelque étoile s’exalte le désir défile-t-elle devant mes propres yeux connaît ceci, que l’onde modifie la verticalité des surfaces idée fixe relevée d’un cran après que la septième retient une algue mauve la dame la plus belle stagne à l’orient * depuis que le vent déchire le mur nuages cloutés sur les tuiles dès que la pluie écarte des privilèges de rosée le temps est exact mêlée toute passante à l’hommage rendu le symbole au peuple insulaire la tour qui purule à l’horizon chaste comme l’écho et réduite à peu de choses près du pont tendu entre le rêve et la réalité mais que le temps renversât la vapeur au gré des lignes vibratoires des tombes pleurées plus que leurs morts ses morts oubliés comme page de mémoire iras-tu donc pleurer les tombes disparues avec le jour la nuit préside au rêve la mort instaure la pierre plus que la mémoire * au gré même du temps dis « mémoire est hantise du jour » la nuit exhume le précédent sous forme de minerai après l’histoire après la consolation de n’avoir pas d’attaches au port de l’inquiétude d’errer sur la vague instable de l’espérance guérir d’un côté ou de l’autre de la mort te souvienne les vieux refrains où calcine l’herbe la maison du passage

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