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 Article publié le 6 mars 2016.

oOo

ces enfants, les mots

Le garçon gras assis sur le grès du gradin, tient son genou marbré de mouches vertes contre son menton ; l’odeur des corps encagés de soie, monte aux narines des ours qui rôdent dans le vert où s’affale la graisse lourde du festin, les menstrues du cheptel promis à ce minuit qui suivra les agapes, les attributions.

La couleur du sang attouche la dague rougie du couchant ; Ilse regarde au loin le voile de brume et les gazes qui suintent au loin. Les ours se poudrent de thalers floraux entre les cuisses nues des hautes digitales, cependant que les disques d’azur s’assombrissent et offrent le cristal de leur chant au bitume des mots qui rasent la rosée de marbre du cirque, où de jaunes flaques d’urine imploreront le soleil de leur donner fragrance et grâce d’almées.

Ilse se gratte l’aisselle, grisée par la vue des thalers qui répandent le nom d’Agate en crépitant.

Agate est son amie, sa grande caresseuse avant la nuit lointaine où son sang répandra son flux sur le marbre du cirque et que le gamelan de ses cils fera sourdre ses lourdes paupières.

Mais la cérémonie se prépare déjà, le couchant se replie selon l’invocation, et le jour s’intronise à l’aide de ces phrases chuchotées au temple des contradictions.

Et le tapis se tisse imperceptiblement sur le sol filigrané de cils, d’yeux et de cheveux lissés superbement, ourdis par l’air haletant, dont les naseaux rasants caressent l’hallali futurs des basses onctions.

Le garçon croque un taon qui s’onctue de la morve verte qui descend langoureuse le long de sa lèvre et prend part au festin. Son genou se couronne d’une plaie superbe, un poème de fleur avec ce coup de gong du bronze au milieu, où le cartel de mouches élytre son baiser nécrophage et fastueux.

L’adolescent répond au nom de Rosdeau. Tout en mâchant le taon morveux, cantharidé, l’enfant touche sa verge enchâssée d’un rubis provoquant l’érection, chaque fois que la rubescence se double dans l’œil d’un ainé, qu’excite le genou de Rosdeau-Le-Fleuri.

Mirageant le marbre moiré de l’arène, il vient aux gradins cette couleur douceâtre et veinée de rosée, qu’effleurent à peine les jarrets d’Agate, d’Ilse la salée et des adolescents en jeune et forte foule anodée d’épines d’œillades vicieuses des bergers suiffeux à forte odeur musquée, des conducteurs de chars aux muscles torsadés, enclumeurs d’étincelles, zébrés d’épopées, châtreurs de béliers et d’enfants, écarteurs de mauvais sorts, abuseurs de sorites, attributeurs d’agents correspondant au désir profond de l’impétrant, lors des cérémonies festives, aux dégustations des corps à l’aspic des sueurs, des flaques urinaires que les coryphées, menées par escouades entières, retrouvent à la place indiquée par leur nom, et ce, après chaque pluie diluvienne et miction céleste : La pluie du dieu buvant ses propres tintamarres aux reins juvéniles de ses créatures.

L’Adolescent lorgne Ilse et dédie à la fille un pet inaugural.

Les regards béant-bleus du ciel levant de son bras tout un muscle de mer, recouvrent le carrare au pigment cutané, tout calciné d’un rose joufflu de soufflets, donnés de la paume sur les chairs offertes de gré ou de force, à la dramaturgie amoureuse, érotique, évoquant les fresques Pompéiennes.

La mer, son muscle haussé puis retombé, repose sur son tuf de sel que les langues boiront, laissant sur la croute épaisse, le lacis lascif de leur pelletée chaude, semblable au lacet défait de la sandale énigmatique roussie aux brandons des mots.

Chaque enfant défrisant la foule quand l’œil le distingue et sur ordre de Maitredeau, touche son không-dik-lèn que le maitre de queue appelle chat de Canterel, et l’abouche au joyau distinctif qui lui ouvre la place et l’indice au parterre et aux cordons de soi, c’est-à-dire la soie désignée à sa spécialité : Couleur, longueur, minceur ou épaisseur, lanières spiralant au gras du mollet, du bras ou de la cuisse son mantra ad hoc, et parfois sur la langue sertie d’un anneau.

Certaines autres fois, est requis, surtout chez les soldats, le nolli me tangere des garçons trop chétifs comme des demoiselles.

Quand le festin commence, le cortège se floue, flux diapré de remous, de focs, de pavillons surmontés de couleurs fiévreuses gerbées de lie de vin, de rubiconds replis que le vent fait vibrer.

Le tuf est saccadé, piétiné par des sandales de cuir entrelacé de fins rutilants cordons, sur cambrures arquées nerveusement par de brefs orages où le sang se saccade et saccage allant l’amble des longs téguments érectiles, avec à leur bout le violet cardinal des feintes.

Ilse est presque à hauteur de ce violet haussé de sève au regard capillaire et son mea culpa de vieil or ou basalte aux odeurs de muscade. Elle sourit au soleil, celui-ci, déjà dé-chamarré de son argent matinal, montrant son torse mâle, refusant son muscle à cette ingénuité du jour, mais gardant sa torride ardeur plus à vif pour la nuit du désir entre les cuisses nues des fillettes musquées et ceintes d’un sarreau de cuir noir où se ruent des myriades de mouches. Le maitre de cérémonie, d’âge très canonique, horripilé de vieux oripeaux carminés, avec un rien de violine en chevrons, indique un choix violent et dolemment féroce en guise de prélude.

Agate est portée sur son vérin d’amour, elle plane au dessous d’un dais velu et grasseyant quand l’air vient chiner les guipures foliotées de geais qui bavent tout autour d’un lustre dégoutant de glaire chimérique ahanée par le mage imbu et bandaillant.

Un géant la regarde en lissant une touffe pubienne et ricane sur de jaunes crocs qui font tout un orchestre entre lèvres charnues en endos de charniers et barbe chatouilleuse à provoquer des rires, des cris, des frissons et des sursauts de muscles sur le froid des marbres. Le maitre semble en rêve de terriers à fouir et de braies à humer, Agate est sa terrine de gibier, son rôt.

On s’active au milieu du cirque où déjà les viandes sont en crue, les suints libérés en antiennes de mouches. Taons et demoiselles aux ailes diaphanes qu’attire la nacre bleue des ouvertures dans les chairs superbes, font les gymnastes autour des narines peintes de dorures, de morphèmes torves qui font vibrer le mica chitineux des morves au fumet prometteur des pires émotions. Alentour, on frôle une herbe indue qu’épilent des menottes crispées de désir ou d’infantes révoltes.

Chacun s’émancipe au rough de son voisin, ou, à rebours, montrant sa désapprobation, projette ses propres épures en salivantes et crachotantes hypotyposes, le tout caquetant à demi-voix comme s’excipe une fourrure.

Le maitre a mis à nu Sa Verge commandante, érigée et fin prête à vibrer dans l’air vif, tout quenotté d’ozone, à fin de fellation liminaire, prélude à ces jaculations hystériques du maitre, en proie à l’hématio, qui secouent l’assemblée, allongée face au ciel, offrant l’écart velu d’un vivat d’or à l’acmé de mouches d’Etrurie sous inclusion ambrée de l’asthme des passions.

Le géant rote un fier-à-bras de sixtes majeures basses en coulant un bronze émérite que le maitre voue à la blancheur jouissante, écumante et fumeuse, ayant agitation de dextre à son « bâton », donnée en respect-canon du coup d’envoi du rot, festin, casuel, ou tel on le ressent.

Odeur de cérumen aux entours où les dés sont pipés. Arc-en-ciel à la cuisse du ciel crasseux, qu’un crin de lessive accule à sudation de sang. Casuel donc, ouvert dans le plus grand écart-en-ciel pour la piété.

Le festin bat son plein-Danaïdien. Les fleurs-mortaises vont au tenon melliflu du transept tout en muscles. Les genoux se haussent à la blondeur-abeille du dos damassé d’un soleil soldat blond, cuisant son ordinaire sur des seins tendus à des irrémédiables qui créent les lésions superbes que la paume enduit d’un étron de merveilles. Les fleurs clitoridiennes d’Ilse et d’Agate, à distance, se communiquent un onguent d’olfaction pareil aux drapées des râles d’agonie, dans la magnificence éblouie de l’éclair, ou d’une eau busquée qui passe sous une arche. Petits cris d’oiseaux écorchés par le vol perlant à la pointe même de la ronce non apostolique mais aporétique, cependant qu’à la même pointe de douleur, perle la vicinale douceur, où voyage le nerf sur lui-même, virage ébloui par l’épine retorse de sa négation.

Ilse touche à soi dans l’écart que lape la langue oursifiée du Géant clapotant une once de soif dans l’âcreté labiale où repose un ermite au jargon crapuleux qu’on prend dans les salines. Les mots en effet, circulent de senestre à dextre en haillons démotiques biaisant, flaqués de frasques puant la picole ou le rein qu’obnubile la pierre engravant, ou le cul démonté de la race nouée de colligeant merdeux, de sorte qu’éructés, ils ont lourdes sonorités de gong à travers la campagne, champs et goguenots, athanors d’où boucane transmutant l’entour, du souffre oriental.

Agate et le morveux qui depuis fort longtemps se touchait à elle, s’attouchant à soi dans le temps où tarde tout festin, s’enfin adjoignent en parfait accord, pour uriner en tierce avec un troubadour au tarin très nasal, appréciateur de fentes au plus fort des marées. Pour ce faire, enquerre de gestuelle digit, offrant à l’autre, voir et sentir à la pulpe et à l’onglée, la preuve qu’en ces eaux mutuelles poissonne un congrès.

Un nommé Contrepasque lèche les narines d’Ilse en touchant à la raie de Size et d’inverse relaie, gante la raie d’Ilse en ayant langue au nez, en jusquiame de Size, ainsi alternant raie et nez, nez et raie en différent l’instant final où le poème chute dans le blanc. Mouches dardent leurs pompes embrenées dans les bronzes coulés qui attendent que primés fussent et enguirlandés de fleurs sales, puantes et hyperboliquement fastueuses, afin d’orner au mieux le prépuce obsolète de la circonstance.

Chaque berger croque un fromage de négligences, mûris sous des voûtes veloutées à souhait par l’absence d’ablutions intimes des enfants. Les bleuités occasionnées par garrottage du muscle, chair mijotée dans de fines tresses de cuir mouillé à la sueur de tête ou d’aisselles après les ébats dans la soue somptueusement décorée d’affriolances ad hoc, font un virginal cocktail de souffrances émérites, dont le bel canto ravissait tour à tour, tous les acteurs du lieu. Et cette bergerie, cordelettes, pipeaux Virgiliens, émane d’un lointain qui affirme l’ici de la scène, autant dire que les bergers susnommés ne négligent nenni ce fromage latin, qu’à coup sûr, celui qu’ils croquaient, était un fromage de tête.

Les mouches zézaient à qui mieux-mieux et plus dans la prose outrancière où les coquins copinent avec leur enfance dans les petits cons suintants, tropéïsés par la langue arquée des impétrants verbeux, ou dans les fins pertuis jaunissants des garçons.

Des vieux tout pantelants, limacent sur les ventres et les doux fessiers, comme se retirant du champ de leur victoire laissant trainer leurs gonfanons, lassés, repus.

Et les mouches font pis à coté des buissons d’aisance où se retirent les pressés du ventre, goûteurs de bousiers. Et bave dans la chatte d’Ilse ou d’Agate le Crossé psalmodiant à l’autel des cuissous, lèvres sur le calice en la dorée liqueur, bénissant de sa main chenue, le rien autour. Et crosse un criquet dans l’herbe en éructant un vade retro de circonstance et croque un ciron ombreux comme un cachou sonore.

Et de remugler en sonorité puantes de mots grommelés, ci-suit :

On chie son scarab sacré, d’la crotte au parfum du derch’, d’oint du diab, s’vid la trip’, torcher la circonf’, l’cratèr du croupion, l’pas touch’ d’la fillet’, et hoc, hoc s’endort, la crosse avinée, le paf empoissé, cependant que les deux enfants s’écartent, qu’Ilse prend la main d’Agate qui pleurniche et vont bucoliquer un temps parmi les ours désailant les taons gris et gavés de musique.

Agathon est tombé, donc quelque peu mort, en tout cas encadré, cadastré par l’envie de rejoindre le lieu d’Ilse et d’Agate, petite mort grêlée par les thalers, eux, épars dans l’addass de l’herbe qui poudroie, car il veut voir venir.

Agathon, irrumés par le maitre, lui et son jumeau, se laisse et regarde, l’œil mort si sœur Anne ne voit pas venir Ilse et Sa chère Agate ou bien l’une dans l’autre. Enfin le maitre avale, il peut se concentrer sur l’horizon qui vague et s’emplit d’un grand rot.

Agathon est tombé jadis du sexe d’Agate, agacé d’un index bourru et incestueux d’Agar, frangin d’Agate bien sûr imaginaire et de l’ongle ébréché lors de l’hagarde friction du clitoris floral, répandant fragrance marine à l’encan, que les narines proches flairaient avec l’air, Agathon l’avorton crispé sur son pistil pégueux et clignotant, cligne sur sa consœur en accueillant en Ilse son propre imago, recraché comme olive pressée à froid, son clinamen.

Ilse propose à Agate un dessert de piqures d’aines poivrées, elle dit en riant, piqures, aines, poivrées se touchent à l’équerre empoissée du minou. Agate en-langue le pourtour oursifié, le buissonneux pompon d’incendie, où les ongles se crament, bronzent, se pelotent en crissant propos.

Ilse s’en-langue Agate qui s’en-langue Ilse et c’est Agatilse, argutie du désir d’Agathon, au peloton des mots qui l’attisent, et lui, se frotte au marbre où se peint l’herbe verte et l’ardeur théâtrale où s’érigent rubis, givre, morve et blancheur.

Et les filles pubères de date récente se broutent l’endroit qui fragre l’Amalthée entre les aines que ponctue l’érythrasma d’un rouge brique et brun. Et toutes se font frémissantes à l’instar de la chèvre baignée d’eau glacée en prélude à la transe de la Pythonisse.

Rosdeau, branlé par un berger à la main arrachée aux mânes de Virgile écrivant les buco, la langue accaparée en muscle de succion, trémousse végétal et troupeau frissonnant, sa nature gourmande, obéissante et verte.

Le Maitre-Queue repose la vergeture du matin sur le marbre chauffé par un soleil cornu dont le front bas semblable aux caniveaux des rues, des sentes et latrines du confort céleste, émoustille de son laineux fronton, les cils de l’Énorme Matrone qui tient aux entrepôts de ses cuisses énormes, les mitres de viandes sanglantes et fraîches, poudrées de farine de sperme et qui coupées en triangles, ceindront les fronts chauves des Triqueurs choisis pour la fessée festive des nonnes marquées à l’anus et pertuis mitoyen, d’un poinçon sélectif et cursif.

Les viandes-mitrées coupées « à l’archevêque » sont à discrétion compissée par la Grosse et chauffées mais non cuites d’aucune façon, entre les parenthèses charnues, bourrelées et suiffeuses et vergeturées de bleu azuréen des cuisses de l’Énorme-Matrone écartée d’un sourire béat.

Toujours les parenthèses sont les entrepôts de ces excès majeurs, de ce goinfre infini.

La grosse verge du soleil se tend jusqu’au carmin des lèvres lippues de la mitronne en chef qui construit sa moue comme un temple surmonté d’un dôme éberlué de morve smaragdine.

Un gros conducteur de chars se manipule dans les manuterges mis à discrétion des dépenseurs de foutre solipsistes et mâche l’oseille d’un vain compliment de la grosse cuisseuse de Mitre-en-Bidoche qui suinte en bavant dans cette fellation solaire, tout autant scolaire et splendide aussi bien, tant la viande se coite à l’odeur de la mère, elle qui sait empoigner le pavillon sanglant, le hisser en riant au dessus de la mer.

Lui, au pinacle d’un été puant, son char bourdonnant de mouches, croque les mots ailés qui consignent la fête, jeux et jus du cirque qui croque et mitaine itou. Le conducteur ainsi récrimine et bande et se branle en mâchant l’oseille au comptoir des mots sonnants et trébuchants, cependant qu’un ours le lèche-botte à l’endroit séculier où sèche un bel étron bronzé, un Endymion coulé ce matin là, imaginant un muscle culier ravissant (presque un petit soleil) où paupière fermée, coprophage du rêve, il s’ultime un éclair et s’avale en entier.

La Grosse, elle aussi, a fermé la paupière. L’astre ardent des poètes, ce noir et puant bombinat langagier délicieux, pénètre et sort de sa bouche amoureuse et resplendit au creux d’une de ses molaires sous la forme aguichante et nue d’une carie.

Ilse en Agate effeuille le soûlas de ses gémissements, s’herbe en bouche qui mâche, coule en gosier qui boit, empègue de son miel le doigt qui clitorise et c’est celui qui est le bel adolescent, il est son propre doigt, sa propre synecdoque comme Ilse en Agate ou le soleil carié au fond d’une molaire au fin fond de tout fond.

Au lointain s’éructe un cantique :

 

Où la clarté mâchouille l’empyrée, la nuit et sa clique d’étoiles, le criquet sonore de tout l’univers aux cuisses murmurantes, tous les popotins de l’espace infini qui nous effraient érigent les télescopes de la vie et de la mort vicieuse et suceuse à l’envi.

 

Les enfants regardent le trop des bergers qui gonfle leurs entrecuisses à ce point, que leur regard froidit, se vide de moutons, et s’emplit d’un orage lourd et sans contraintes.

Et de renchérir, l’un des crasseux meneurs de troupeaux tropéïques pissant sur ses doigts pour siffler sa rengaine : Qu’c’en étaient d’ces gitanes qui papotent des cuisses comm’d’ces bouc’tins qui puent bien bon, dont le sabot se fume au bran de Chemivelle…Ollé…

Se perd au loin le chœur, le prélat de la voix sacerdotale se faisant silence, les bergers se taisent, se colloquant bas en se prêtant la main.

Les fines attaches des sandales se font scandale ainsi que les attaches de chair des chevilles des enfants scandant le rythme des câlins arborant l’épigramme de crasse offerte à la lecture des mitrés baveux dé-crossés par forces éjaculations tant précoces qu’un seul coup d’œil y suffit.

Le Maître-Queue grelotte en becquetant de l’ongle la cuisse d’un bel adolescent joufflu qui mâche une invective, (évidemment sur ordre du queutard blasé), sa large main viandée voltige et puis s’abat, se repaissant des brefs soupirs de douleur de l’enfant comme un aigle, un vautour, un grand duc amoureux de chaque soubresaut.

Le Midi pinaclait les sueurs des toisons, car venait le moment solennel de l’émouchement bleu des antiennes vrombies lors de la méridienne, et les odeurs posaient leur soie sur la pituite de ce Maître-Queue qui, en chassant les mouches, rêvait urinoirs et sacristies, lorgnant le bel écartement.

Il grelottait des dents comme un bouc sacripant, ou un rabbin mâchant un schibboleth amer en éructant un rôt tardif, aigre et bilieux entrevoutant l’En-Soft.

Les mouches vrombissent un plain-chant lascif, scieuses de longanes initiées des sueurs et sur la Rise idoine de l’air torpillé des torpeurs salées des ganglions narquois.

Ilse, Agate et l’enfant morveux s’épatent les narines pour mieux s’apprécier dans la stricte preuve de leur jointement de même qu’afin que mouches y suçassent l’ombre qui y suinte comme en le Saint Lieu, ainsi que sur les croutes de genoux fléchés, alibourés d’urine et de larmes de lynx.

Rosdeau voit les lèvres-parchemin quêter l’humide sucré d’un baiser asséché d’un recul craintif avant son éventuel et très problématique enculage gluant par le vieux qui marmonne devant le refus de ce baiser baveux et mielleux.

Le blasphème rend mou le vieux qui légifère sur la punition à infliger au trop incorrigible enfant. Le châtiment d’ailleurs ayant cet avantage sur l’introduction rendue difficultueuse, que faire respecter la règle amène à des rigueurs d’amour insoupçonnées qui raidissent le sang, car la règle elle au moins est rigide et pénètre à raison forcément et à fond jusqu’au concept de loi.

Ce qui suit se perdant dans les difficultés syntaxiques du droit. Rosdeau se prête et boit la lie jusqu’au renvoi.

Ilse est pliée par la saccade d’un hommage brutal au remugle de suint puant d’ovins bêlants. Agate attend son tour et pleure en se bouchant le nez avec deux doigts trempés dans le lac de larmes que l’air boit.

Bois, bois, bois, bêle un vieux berger parkinsonien s’attouchant à l’endroit baveux et larmoyant, voyeur et tremblotant.

L’hommage étant rendu le bélier se retire pour un bouc fumant qui attendait son tour en s’exhalant au point que mêmes les arbustes tarabiscotaient, et que les mouches bleues devenaient rouge et noir.

Ilse se reprenait, élargie, et blottie dans les bras frémissants et doucereux d’Agate. Une fleur odorante entre ses muscles chauds empoissés bourdonnants d’envols que remplaçaient de doux atterrissages.

Clameurs de tout partout sous la mitre du ciel baveux et tout pendant re-calotté du bout clameurs de fin du ciel donc de fin donc prémisses de débuts futurs et donc ce qui était troussé se trisse en douce et pend.

Fin du banquet et du bouquet de fleurs

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