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Extension de la romanité
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 Article publié le 20 mars 2016.

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Le dynamisme éducatif romain se poursuit tout au long de l’Empire, s’inscrivant dans la mission civilisatrice de la Ville universelle dont l’identité se diffuse dans tout le bassin méditerranéen.

Le rôle principal de Rome, c’est de répandre la civilisation hellénistique par le biais de son idéal impérial fait de justice, d’ordre et de paix qui doivent assurer un certain bonheur aux hommes. L’honneur et la gloire de Rome, c’est de garantir pour un très long terme - encore vérifiable - la solidité de l’héritage hellénistique qui survit à toutes les invasions ( barbares, arabes, turques ) . Le règne de Marc-Aurèle, de 161 à 180, en est une parfaite illustration : contraint d’élaborer une politique permanente de défense des frontières, il puise ses idées et ses convictions dans le stoïcisme afin de remplir sa mission. L’apatheia ou la maîtrise de soi en toute circonstance lui permet de devenir l’empereur de la vertu et de la rigueur.

De quelle manière la Ville diffuse-t-elle son identité ?

Par le biais d’une politique de romanisation synonyme de relais, soit l’implantation des éléments de la romanité que sont les thermes, le théâtre, l’amphithéâtre, le cirque, et surtout les écoles. Les épicentres culturels de l’Empire sont les villes de Carthage, Milan, Naples, autant de grands centres universitaires, cependant que Rome demeure la ville du droit. De surcroît, l’Etat romain crée le pendant de l’éphébie à savoir le collegia iuuenum ou " collège de jeunes gens " , conjointement lieu de culte, de fête, de mondanité, et par-dessus tout de pratiques sportives. A l’initiative de l’empereur, la politique de l’Etat se double d’avantages fiscaux à l’égard des professeurs de l’enseignement secondaire et supérieur qui bénéficient d’exemptions de charges municipales. L’influence impériale ne s’arrête pas là : sous le règne de Trajan ( 98-117 ) , l’éducation d’un certain nombre d’enfants est payée par les institutions alimentaires. L’empereur agit en tant qu’évergète. Il faut souligner également que chaque ville importante possède ses propres écoles publiques qu’elle entretient et surveille, et que subsistent, simultanément, les chaires privées, à travers les chaires officielles. Comment le personnel enseignant est-il sélectionné ? Par le conseil municipal qui nomme et révoque les professeurs dont le recrutement est basé sur un échantillon de leurs talents ou probatio, soumis au jugement de notables. Deux actes impériaux accentuent la politique de romanisation à la fin de l’Empire : d’abord la loi de Gratien, en 376, prescrit à toutes les grandes villes d’avoir à choisir les meilleurs rhéteurs et grammairiens pour leur jeunesse, l’empereur fixant le montant de leur traitement ; ensuite, la constitution du 27 février 425, promulguée par Théodose II, crée à Constantinople une université d’Etat. Le développement de l’administration impériale conduit le pouvoir à former, à travers les écoles, un personnel compétent pouvant accéder à la fonction de secrétaire expert en apprenant une nouvelle discipline, la sténographie.

L’aristocratie, surtout, mais aussi les parvenus, l’armée … toutes les castes défendent la culture classique pendant le Bas-Empire.

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