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Une réflexion sur le désenchantement - Muriel CAYET
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 Article publié le 4 juillet 2006.

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Muriel CAYET
art-thérapeute
UNE RÉFLEXION SUR LE DÉSENCHANTEMENT

L’art-thérapie ou ré-enchanter sa vie !

La création littéraire peut certainement mettre fin au désenchantement, en privilégiant l’action, dans l’acte créatif, et une satisfaction, un plaisir esthétique.


Image : Illustration pour Fables de Daniela HUREZANU
Patrick CINTAS

Le désenchantement comme point de départ à la création : Dans un premier temps, il est utile de définir le désenchantement. Désillusion, perte de l’idéal, de l’harmonie, de la confiance en soi, dans ses idées, dans ses choix ; c’est tout cela le désenchantement.

Il existe plusieurs attitudes que chacun peut adopter face au désenchantement : le repli, le recul, la réflexion, la prise de conscience vers de nouveaux choix et un nouvel élan, le désenchantement comme tremplin vers une nouvelle donne ce qui est une issue plutôt positive au désenchantement, mais aussi la chute, la dépression, la mélancolie ou la nostalgie maladive qui pourraient constituer le versant négatif de la perte des illusions.

La création littéraire peut certainement mettre fin au désenchantement, en privilégiant l’action, dans l’acte créatif, et une satisfaction, un plaisir esthétique.

Le désenchantement ou la perte des illusions : « J’ai perdu ma force et ma vie ». Musset

Le mot désenchantement suscite dans mon esprit comme une immédiate baisse d’énergie, elle se visualise par une sorte de ballon de baudruche qui se dégonflerait, se flétrirait irrémédiablement, par une lumière crépusculaire, par la peau de chagrin. La mort des elfes et des mages ; la disparition du magique.

Le romantisme français s’est penché avant moi sur la mélancolie, la désillusion, la nostalgie, le spleen, le « bovarysme ».

Ce romantisme se définit par une prédominance du Moi et de ses sentiments. Cet accent mis sur l’individu se comprend aisément ; la génération romantique naît alors que tous les repères collectifs et ancestraux viennent de s’effondrer.

En effet, après les espoirs suscités par la Révolution de 1789, les années napoléoniennes, la Restauration ne propose qu’un régime réactionnaire et mesquin. Après plusieurs décennies où la France avait été au centre de l’Histoire, à l’avant-garde de l’aventure humaine, la société proposée aux jeunes, entre 1815 et 1825 semble fade, propice au repli sur soi.

La prédominance du Moi a pris des formes très diverses. Chez Stendhal, le culte du Moi se confond dans une quête effrénée de bonheur, alors que chez Hugo, le Je du poète constitue le centre de la création divine et il est donc, plus que tout autre, capable de comprendre les finalités de l’univers. Pour Hugo, comme pour Novalis et Hölderlin, le poète ressemble à un prophète à un voyant.

La primauté du Moi et la confrontation à un univers social désespérément ennuyeux expliquent la double importance de la passion et du désenchantement.

La passion amoureuse qui se nourrit d’obstacles et de dépassements (Tristan et Isolde de Wagner), et quand elle ne peut triompher, si elle ne peut être satisfaite, et chez les romantiques elle l’est rarement en dehors de la mort, le désenchantement apparaît. On parle alors de Mal du Siècle, de nostalgie, de mélancolie. Le romantisme relève d’une esthétique du malheur ; il a mis en scène d’éternels automnes, des soleils couchants toujours répétés et le suicide devient un thème à la mode.

Le romantisme est sans doute l’un des courants littéraires encore très près de nous. La dynamique entretenue entre un univers social insatisfaisant, la quête de passion et le désenchantement, actuels, ne me semblent guère éloignés de ceux d’il y a deux cents ans !

J’ai perdu ma force et ma vie,

Et mes amis et ma gaieté

J’ai perdu jusqu’à la fierté

Qui faisait croire à mon génie.

 

Quand j’ai connu la Vérité,

J’ai cru que c’était une amie ;

Quand je l’ai comprise et sentie,

J’en étais dégoûté.

 

Et pourtant elle est éternelle,

Et ceux qui se sont passés d’elle

Ici bas ont tout ignoré.

 

Dieu parle, il faut qu’on lui réponde.

Le seul bien qui me reste au monde

Est d’avoir quelquefois pleuré.

Tristesse. Musset. 1840

Dans « La confession d’un enfant du siècle » publié en 1836, Musset prend pour modèle Saint-Augustin et Chateaubriand et met en scène un jeune homme (lui). La confession de Musset renvoie à une interprétation historique et psychologique du personnage.

Dans la première partie, il analyse le mal dont souffre sa génération, ce mal du siècle, et explique le nihilisme romantique par la chute de l’Empire.

Désenchantement et idéalisme, badinage et emphase, romantisme et classicisme ne sont vraiment réconciliés que dans ses pièces. Lorenzaccio (1834) témoigne de l’idéalisme naïf et du cynisme de l’auteur et renvoie à l’angoisse de vivre ; contradiction dans laquelle réside incontestablement la modernité de Musset (mais aussi des thèmes évoqués).

Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête,

 Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux,

Je m’en irai bientôt, au milieu de la fête,

Sans que rien ne manque au monde, immense et radieux.

Soleils couchants. Hugo. 22 avril 1829

Le désenchantement se ressent, se comprend, se vit, se lit. Il n’est pas un thème poussiéreux, mais au contraire très moderne.

 

Un peu d’histoire et de sociologie.

Depuis le développement de la sociologie au XIX ème siècle, le thème du désenchantement est récurrent pour qualifier le monde moderne. Mais qu’entend-on par désenchantement ? Faire cesser le charme mais aussi perdre son enthousiasme.

Tout comme le mot illusion, le mot désenchantement possède à la fois une connotation positive mais aussi un sens éminemment négatif.

Tout le débat sociologique vient de ce que ces significations ne sont vraies qu’a priori.

L’expérience du monde moderne a prouvé qu’à la disparition des sortilèges a pu se substituer un monde complexe où fourmillent les nouvelles formes de croyances plus pernicieuses ; de même la désillusion n’est pas nécessairement une mauvaise chose puisqu’elle dérive une certaine prise de conscience de la part des individus.

Sur le plan sociologique, le mot désenchantement concorde avec l’évolution sociale qu’il caractérise. Réservé jusqu’à lors au sens strict de « cessation du charme » le mot désenchantement acquiert sa signification actuelle en 1802 née des circonstances historiques évoquées plus haut.

Les penseurs-sociologues, dès la naissance de la discipline, se sont révélés pour la plupart nostalgiques d’un ordre passé, celui d’une société communautaire.

Ce désenchantement, c’est la prise de conscience du monde moderne.

L’individualisme n’est pas aussi facile à intégrer dans la société. Durkheim n’aurait pas vu de contradiction entre conscience individuelle et conscience sociale, mais simplement une autre organisation de la société, la solidarité organique étant le nouveau ciment social, la nouvelle « religion » de l’homme.

Cette vision pessimiste du changement social envisage donc le désenchantement sous ses deux aspects : la perte des croyances est perçue comme un drame pour l’humanité ; le XIX ème siècle serait alors l’époque de la prise de conscience des effets pervers d’un progrès technique couplé avec la Révolution Française, autrement dit, une désillusion complète.

On constate une dissolution des liens sociaux issus de structures traditionnelles émettrices d’« enchantement », telles la famille ou la religion.

 

« Le destin de notre époque caractérisée par la rationalisation, par l’intellectualisation, et surtout par le désenchantement du monde, a conduit les humains à bannir les valeurs suprêmes les plus sublimes de la vie publique. » Max Weber : Le Savant et le Politique, 10/18 ; 2002).

Désenchanter le monde serait donc de croire que nous pourrions, à condition de le vouloir, nous prouver qu’il n’existe en principe aucune puissance mystérieuse et imprévisible susceptible d’interférer le cours de la vie !

Weber constate une sorte de nivellement des valeurs, une égalisation des individus. Il décrit un monde qui atrophie le sens mystique du sublime pour mieux hypertrophier la raison et l’individu.

Le désenchantement du monde est corrélatif du passage au monde moderne, avec l’évolution du rôle de l’Etat, le nouveau rapport à la religion, mais aussi et surtout l’alphabétisation.

Les sortilèges de l’imaginaire médiéval, même notés sur des grimoires ou des parchemins, étaient des sorts oraux à l’image des malédictions lancées par les sorciers sur les bûchers de l’Inquisition.

Le mot enchantement vient du latin « cantare » - chanter.

Le passage à l’écrit est aussi une marque d’individualisation anonyme qui caractérise le monde moderne.

Le monde moderne - désenchanté... ou pas - n’a pas perdu tous ses repères « sacrés ». Le « politique » a certes pris la place prépondérante du « religieux »

Il convient maintenant de se pencher sur la vision contemporaine du désenchantement comme désillusion. Le XX ème siècle a réveillé les vieilles peurs millénaristes. Mais il a surtout révélé la nature humaine sous un jour nouveau : l’idée du suicide collectif évoqué par Sartre après Hiroshima.

L’idée optimiste d’un progrès permanent de l’esprit humain - Condorcet, Kant- est plus aussi évidente qu’à l’âge d’or de la philosophie moderne.

La sociologie a joué un rôle majeur dans la révélation du désenchantement. Avec Bourdieu et le principe du « dévoilement » on peut dire qu’elle a contribué à la prise de conscience de l’individu.

Etre désenchanté ne signifie t-il pas aussi être devenu conscient ? Avoir ouvert les yeux ? Rejeté les faux idéaux ? Compris le monde en marche ?

N’est-ce pas le prix à payer pour plus de lucidité ? Sans doute !

Mais désenchantement va aussi avec amertume, désillusion, va avec l’esprit de celui qui est revenu de tout, désabusé, et se refuse à se laisser prendre à un quelconque enchantement pour ne plus souffrir d’être trompé.

Le désenchantement s’accompagne de souffrances, de recul, de chute.

On n’imagine pas un être désenchanté, la tête haute et le corps droit : l’être désenchanté est courbé, plie sous le poids des erreurs de jugement, des manquements, et se replie sur lui-même, meurtri, pour prendre de la distance, ou se morfondre.

Une autre image colle à celle du désenchantement non plus du monde, mais de l’individu, c’est la solitude.

 

Le désenchantement individuel.

Tout commence par la désillusion, la perte des repères, socialement et affectivement et par l’instauration inconsciente et pernicieuse d’une mauvaise image de soi.

Face à ces déceptions, ces désagréments, ce désenchantement, l’individu peut réagir de plusieurs manières :

- L’acceptation (en minimisant la déception, en trouvant l’impulsion d’une nouvelle donne)

- La fausse acceptation (déni, refoulement)

- La fuite (l’individu se replie, se recroqueville, cherche à se protéger lui-même).

- La recherche active de compensation (recherche d’autres « enchantements »)

- Le silence, l’absence de communication.

 

Le questionnement existentiel.

Plus ou moins consciemment, chacun s’interroge sur le sens de sa vie. Orwell a dit « La vie procure à la plupart des gens une dose raisonnable de joie et de plaisirs, mais au total, elle est souffrance et seuls les très jeunes ou les très fous peuvent s’imaginer autre chose  ». Devons-nous en déduire que nous sommes tous des êtres désenchantés en puissance ? La vie, voie sans issue ?

Certainement pas !

Que nous soyons désenchantés - par essence, même si cela se discute- n’implique pas que nous ne soyons pas conscients de notre rôle à jouer, de la difficulté de la vie, des souffrances à intégrer, mais aussi lucides, désireux de trouver un sens à sa vie, d’avancer, de se trouver « acceptables » !

Au désenchantement, je préfère l’espoir, qui vient parfois immédiatement après la chute !

Redonner l’espoir, redonner confiance, réapprendre à sourire, se relever, s’accepter, se faire plaisir ! Je préfère cela !

Après avoir pris conscience que le bonheur n’existe pas mais que nous pouvons néanmoins accéder à de merveilleux moments de bonheur, après avoir compris que la vie n’est pas faite que de plaisirs, mais aussi de contraintes, d’organisation, mais que nous disposons, si nous le voulons, si nous voulons bien y croire, de grands espaces de liberté, pour apprendre, créer, penser, s’exprimer, nous pouvons, sans doute donner à notre vie des couleurs, résolument plus vives que celles des ombres et des soleils couchants des romantiques, moins grises que le Spleen.

L’harmonie universelle est une illusion, mais tendre à l’harmonie est un devoir inhérent à chacun. Dans « Utopie et désenchantement » ( Gallimard- L’Arpenteur, 2001) Magris affirme que la vie n’a pas de sens mais que la tristesse qui accompagne cette conviction indique qu’il faut en postuler, un, modestement, vigoureusement.

Se tenir entre « L’utopie et le désenchantement, inventer ironiquement l’espérance, et c’est ce que la littérature qui se pose souvent par rapport à l’Histoire comme l’autre face de la Lune, laissée dans l’ombre par le cours du monde, nous apprend, celle de Cervantès ou de Péguy. »

Tout ceci s’apprend avec la pratique de la vie, avec l’expérience de l’existence à condition de renoncer pour toujours, avec lucidité, à ce qui peut être qualifié d’impossible, à condition de renoncer au besoin de posséder ou d’être une globalité, de renoncer à l’harmonie complète ou à son illusion.

Ce travail de lucidité, permet de se situer entre la déception magistrale et l’émerveillement, et de découvrir que nos imperfections, nos impuretés peuvent être joyeuses, libératrices à l’opposé des fanatismes et des mensonges, et d’accueillir une sorte d’inquiétude acceptée, mais joyeuse, qui permet encore de s’attendrir, d’inventer des histoires, de tomber sous le charme, de resplendir de bonheur, parfois, à certains moments, salvateurs.

Pour atteindre cette espérance, pour en finir avec le désenchantement, il convient de se placer lucide, conscient de son rôle, de ses atouts, de ses contraintes, et responsable, avec ironie parfois, avec humour, avec cœur encore, réinventer toujours le monde, avancer, grandir, choisir.

La morale devient une esthétique et réciproquement, et comme aurait dit Baudelaire, naturellement pour fonder l’entreprise de vivre, menue, immense.

Quelles sont nombreuses les possibilités d’embellissement du monde et d’émerveillement personnel !

Mais quand plus rien ne vous parle, que vous ne voulez plus entendre personne, que les portes intérieures se referment sur la mélancolie, le désenchantement, une aide, concrète, salvatrice, peut vous permettre de voir le monde plus beau et de vous voir plus beau, plus à votre place au cœur de ce monde, je veux parler bien entendu de l’art-thérapie et plus particulièrement de ce qui nous occupe ici : l’écriture.

En redonnant confiance, en permettant de redécouvrir l’émerveillement, en se plaçant comme producteur de sa vie, en y mêlant le Beau, le Bon, le Bien, cet esthétisme et cette morale -personnels- , chacun peut sans doute, voir le monde plus beau.

Les personnes marginales sont ou se sont souvent mises à l’écart de la société par désenchantement (attitude de rejet de la société des délinquants, toxicomanes, chômeurs...). JP Klein écrit ( L’art-thérapie, PUF, p. 91) : « Le marginal en difficulté peut ainsi trouver ( dans les ateliers) sa propre voie et sa propre place, s’assumant comme sujet qui se revendique non par rapport à un centre extérieur à lui mais comme le centre de sa propre territorialité. Le conte, la photo, le théâtre, la danse, l’écriture sont ainsi proposés à des zonards, des prisonniers, des habitants des quartiers difficiles. » (autrement dit à des désenchantés).

L’écrivain Armand Gatti travaille avec des délinquants et des toxicomanes, chacun devant retrouver sa dignité, élaborer des projets individuels et les mettre en adéquation avec les possibilités institutionnelles.

François Bon, également écrivain, a quand à lui mis en place des ateliers d’écriture dont la pratique tend à se développer considérablement depuis ces dernières années. François Bon est, sans aucun doute, l’un des témoins privilégiés de ce phénomène puisqu’il anime des ateliers d’écriture auprès de publics très divers depuis plus de dix ans - publics en situation extrême, lycéens de banlieues difficiles, Rmistes à la dérive, détenus, étudiants, acteurs de théâtre, enseignants .

Le travail de François Bon passe avant tout par la recherche d’une réelle adéquation entre les participants et leurs préoccupations, leur mode de vie, leurs repères, afin de leur permettre de recouvrer une bonne image de soi, de relancer en quelque sorte la machine de la socialisation, mais plus encore, celle de l’émerveillement, de l’acceptation de la beauté, de la bonté :

 " Il m’a semblé que j’étais coupé de quelque chose de vivant. Et cela s’est seulement rétabli à partir du moment où j’ai régressé, je veux dire où l’écriture a retrouvé une fonction première, originelle, qui est la profération, la diction. " Peut-être avoir retrouvé cette fonction première en se confrontant au lieu d’une violence radicale, là où tout bascule.

François Bon n’est pas tant à la recherche d’un langage, qu’à l’écoute de ce " lieu de violence " chez ceux qui, en errance et en rupture, laissent sourdre une vérité cachée de notre monde, à travers la manière brutale et primordiale qu’ils ont d’agencer les mots. " Découvrir comment, chez ceux-là, ces mots témoignent sans le nommer de ce qui se passe en dehors d’eux ", dit-il à propos du travail qu’il fit à Tours. Il y a animé un stage avec dix acteurs professionnels. Ensemble, ils sont allés aux franges de la ville pour tenter de la nommer ; la parole échangée va révéler les craquements, les failles ou les fractures de personnages apparemment lisses mais absolument désenchantés, comme vidés d’une certaine substance, celle des espoirs promis et de l’espérance toujours possible.

Tout ceci peut être réalisé par la création littéraire dans un camp de concentration, seul face à soi-même, à si peu de soi-même ou face à rien que soi-même, ou dans le cadre d’un atelier d’écriture, pour contrer le désenchantement, pour sortir de l’isolement. Ne plus avoir peur de se trouver « seul en compagnie », ne plus avoir peur de se trouver réellement face à soi... Et dire, se dire vraiment et ré-enchanter sa vie en la reprenant en main !

Muriel CAYET

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