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L'Éternité (nouvelle)
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 Article publié le 13 juin 2017.

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« On avait vu un truc à la télé. Ou on avait mangé quelque chose. C’est Mike qui a été touché le premier. Si on peut appeler ça toucher. Non… Ça ne vous touchait pas. C’était dedans et rien ne s’était passé avant. Sauf qu’on voyait le résultat chez les autres. Il n’y a que Mike qui n’a rien compris, parce qu’il était le premier. Je ne sais pas comment il se fait que ce ne soit pas entré en moi. Peut-être parce que j’étais le dernier. Vous saurez me le dire, n’est-ce pas ? À moins que ce soit en moi et que pour l’instant, ça n’a pas commencé à me tournebouler la tête. Je n’avais jamais vu autant de fous de ma vie. Et j’ai attendu d’être le dernier pour me tirer de là. Et en quatrième vitesse ! »

Aiden était calme maintenant. Deux injections de Krokodil l’avait d’abord réduit à l’état de larve, puis son excitation était remontée d’on ne savait où et maintenant il parlait sans arrêt, interrompant son discours pour me demander ce que je lui avais mis dans les veines. Il ne se sentait pas bien. D’après lui, ce n’était pas l’effet de la folie qui avait frappé ses collègues. Tous avaient goûté à quelque chose de très agréable avant de sombrer dans la léthargie. C’est Mike qui avait ramené ça. Il était presque minuit et le bateau filait sur une mer d’huile. La moitié de l’équipage était en sommeil. L’autre moitié, de tribord, s’activait de la cale au pont. La Mission revenait d’un voyage de trois ans dans le deuxième cercle.

« Mike avait un drôle d’air, me dit Aiden. On voit ça dans plein de films. Un des types devient fou et ensuite tout le monde le devient et il n’en reste plus qu’un. Et bien c’est exactement ce qui est arrivé. Le quart de tribord ne se réveillait pas malgré la bousculade. On le croyait mort. Pourtant, ils respiraient. Pas moyen dans ce genre de vaisseau d’en référer au capitaine ou au second. Nous n’avons pas de hiérarchie. Chacun son travail. Le computer fait le reste. Qu’est-ce qu’il fait ? Je n’en sais rien. Je surveille les manomètres dans la salle des machines. Ce n’est pas compliqué, mais ça exige de l’attention. On peut compter sur moi. Ensuite je consacre le deuxième quart au sommeil, à la nourriture, à quelques bavardages inutiles mais nécessaires et enfin je me remets à étudier. J’ai un entretien demain. Je ne serais pas en mesure de faire face, n’est-ce pas ? Qu’est-ce que vous m’avez mis dans les veines ? Je me sens mal, très mal. J’ai étudié pendant ces trois ans. Une heure par jour. Je vous laisse calculer le temps que j’ai consacré à l’étude du jardinage. Mais demain, je ne serai pas en mesure de montrer de quoi je suis capable. Ils embauchent à tour de bras depuis que la guerre est finie. Je me voyais jardinier… »

Nous avions pris La Mission en remorque. En principe, on se contente de signaler les vaisseaux à la dérive et on continue notre chemin sans se soucier de la nature du problème. Ça nous arrivera peut-être un jour. Je ne connais pas les statistiques des incidents de voyage. Je ne suis pas un technicien. Quand on a besoin de moi, je réponds présent, que ce soit pour porter la caisse à outils ou tenir la barre à mine sous les coups de masse. Nous, on a un capitaine et une belle brochette d’officiers. J’avais hésité à entrer le premier dans la carcasse de La Mission. Je n’aime pas me mêler de ces choses. En principe, je reste dans mon coin et j’attends qu’on me siffle. Mais le capitaine soupçonnait une épidémie. Comme on n’a pas d’animal à bord, j’ai été désigné pour tester l’ambiance de La Mission. On savait que tout le monde était mort là-dedans. On aurait pu envoyer un robot, mais les nôtres ne savent que visser, transporter et surveiller les endroits improbables. Je me suis laissé convaincre. J’ai emporté trois doses de Krokodil.

Je suis tout de suite tombé sur des corps, mais il n’y avait aucune mauvaise odeur dans l’air. J’en ai secoué un de la pointe du pied. Il s’est mis à grogner, alors je l’ai secoué en lui labourant le ventre avec le talon. Il se plaignait maintenant, mais il n’ouvrait pas les yeux. J’ai répété l’opération plusieurs fois sur d’autres corps, avec le même résultat. Tout le monde dormait à poings fermés et il n’y avait pas moyen de les réveiller. J’ai appelé le capitaine pour le mettre au courant. Il trouvait ça inquiétant, mais il m’a rassuré : les sondes qu’on m’avait fourrées sous la peau étaient au vert. Il n’y avait pas de virus dans l’air, ni gaz toxique ou je ne sais quoi d’invisible capable de faire de moi un malade ou un mort. Il y avait une médaille au bout, vous comprenez ?

Encouragé par ce bon capitaine, j’ai continué de suivre la ligne tracée sur le sol. Elle devait bien mener quelque part. On a le même genre de dispositif à bord du Vigilant, mais personne ne s’est jamais demandé à quoi peut servir une ligne tracée sur le sol. Il faut dire qu’il ne s’était encore rien passé pour nous. On s’attendait à avoir des ennuis. Il n’y a pas de voyage sans péripéties. La Mission était peut-être le premier pépin à assumer. C’était ce que je me disais en parcourant le couloir jonché de corps parfaitement vivants et sains selon ce qu’indiquaient mes sondes corporelles. Et j’étais aussi possiblement la première victime. Si la cause de la dérive de ce beau navire n’était pas un virus, ni un gaz, c’était peut-être une créature arrachée à un film comme j’en voyais tous les jours sur mon écran. Je sais distinguer la réalité de la fiction, mais dans ce genre de situation, j’en étais moins sûr. Je suis arrivé dans une salle circulaire et bien éclairée. Les pupitres n’étaient pas occupés mais ça, je m’y attendais. Pas de corps par terre. Les employés avaient dû s’enfuir dans le couloir et j’avais marché dessus sans résultat. On a à peu près le même genre de salle chez nous. Et on n’a jamais eu à s’enfuir à cause de je ne savais quoi. Le capitaine me demanda si je voyais quelque chose. J’allais lui répondre que non quand celui que vous connaissez maintenant sous le nom d’Aiden a surgi de nulle part. J’ai failli m’évanouir. Je n’ai jamais fait la guerre, moi.

« Qu’est-ce qui se passe, Kromer ? » me demanda le capitaine.

J’ai tout juste eu le temps de l’entendre. Aiden m’avait arraché mon écouteur en s’accrochant à moi. J’ai tout de suite compris que j’étais son sauveur. J’ai essayé de le raisonner. En vain. Il me demandait de ne pas faire de bruit et de la fermer et il beuglait comme un veau à l’abattoir ! Je n’avais aucune chance de le maîtriser. Ce type avait la carrure d’un soldat. Je lui ai donc injecté, comme je le disais, une première dose de Krokodil. Il a coulé par terre comme un vieux fromage. Je m’apprêtais à le piquer encore quand le capitaine, qui me voyait sur son écran, m’a hurlé de me calmer et de vérifier le pouls de ce type. Je voyais l’œil de la caméra au-dessus des casiers à mémoire. Le visage du capitaine ne tarda pas à apparaître sur l’écran d’un pupitre. Ça y était ! Ils avaient réussi à se connecter au système de La Mission. Je n’étais plus seul. Ça m’a fait un bien fou de le savoir.

Pendant ce temps, Aiden revenait à lui. Il se frottait la tête dans ses grosses mains gantées. Le personnel administratif ne porte pas de gants et encore moins des gants d’acier articulés. Ce type était un soldat. Le capitaine approuva mon analyse.

« Injectez-lui une autre dose, Kromer, me dit-il.

— Deux, c’est beaucoup… suggérai-je.

— Vous serez remboursé. Faites ce que je vous dis. »

Et je l’ai fait. Le pauvre soldat s’effondra complètement cette fois. Il râlait comme un malade à l’agonie.

« Et maintenant ? demandai-je. Il y en a d’autres. Vous voulez que je continue, Capitaine ?

— Ramenez-le !

— Il pèse au moins quatre-vingt-dix kilos ! Plus l’armure…

— Foutez-moi ce con à poil ! Videz-le au couteau ! Faites ce qui vous paraîtra nécessaire, mais ramenez-le-moi ! »

Heureusement que j’ai de l’invention. J’ai réussi à construire un véhicule avec deux chaises de rond-de-cuir. Et j’ai hissé le corps d’Aiden en me servant du pied d’un écran comme levier. J’étais paré. Le capitaine me félicita. Je n’en ramenais pas large. Si Aiden avait pu rester éveillé, c’était forcément le cas d’autres individus de sa taille. J’avais intérêt de me presser de rentrer au bercail. Mais c’était sans compter sur la guigne. La Mission a perdu la gravité artificielle qui me retenait au plancher. Je suis allé embrasser le plafond et je l’ai crevé. Aiden me suivait en exigeant des explications.

On a traversé comme ça plusieurs cloisons censées être hermétiques. Et on respirait toujours. J’avais perdu le contact avec mon capitaine. Je craignais pour notre propre vaisseau. Que s’était-il passé ? Aiden pouvait-il me renseigner ? Le mieux était toutefois d’attendre que ça s’arrête. On a un de ces humours quand rien ne va plus !

Et ça s’est arrêté, sinon je ne serais pas en train de vous raconter cette espèce d’aventure. Aiden m’est tombé dessus à la sortie d’une bouche d’aération forcée. Le ventilateur ne tournait pas. Et la grille de protection n’a pas résisté à nos masses conjuguées. Où avait-on atterri ? Je comptais sur Aiden pour répondre à cette question. C’est à ce moment que j’ai appris qu’il s’appelait Aiden. Et il s’est remis à délirer. Vu la masse en mouvement contraire, j’avais tout intérêt à lui décocher ma dernière flèche. Je savais que je ne faisais que retarder le moment où il deviendrait dangereux sans possibilité pour moi de survivre à son excitation. Ça me laissait une bonne heure de répit, à condition que La Mission ne se remette pas à déconner. Son système venait de signaler son instabilité. Ça recommencerait peut-être avant qu’Aiden retrouve son esprit d’initiative perturbé par le côté réel des évènements.

Maintenant, il s’agissait de travailler à la connexion avec mon capitaine. Je suis revenu dans la salle des pupitres. Aiden me suivait en se plaignant de ne pas parvenir à comprendre ce qui se passait. On enjambait les corps sans oublier de leur adresser des encouragements. Au pupitre, je me sentis désemparé. Je n’ai jamais eu la fibre technique. Caresser un écran est à la portée de mes dispositions pour le mystère, mais aller fouiller dedans pour retrouver la lumière était au-dessus de mes forces, si on peut appeler force une chose aussi molle que l’intelligence. Aiden fit un effort de concentration, mais il ne se souvenait pas d’avoir étudié l’électronique. Le maniement des armes lui revenait en mémoire. Il me montra comment on pare une quarte. On s’éloignait de notre sujet. Et mes capteurs cutanés continuaient de soutenir qu’aucun virus ni aucun gaz n’étaient à l’origine de la léthargie qui gagnait nos membres. J’interrogeai Aiden :

« Est-ce qu’ils sont devenus fous avant de s’endormir ?

— Je suis fou et je ne m’endors pas. Comment tu t’appelles… ?

— Kromer. Je suis le factotum du Vigilant.

— Un navire de guerre ?

— Mission scientifique. Mais ne me demande pas ce qu’on cherche.

— Il va pourtant falloir qu’on trouve ! »

Des fois, un simple coup de pied bien dans la carcasse vous remet les idées en place. J’avais souvent essayé avec des computers devenus fous. Aiden me l’aurait rendu au centuple. Mais le pupitre ? Je demandai à Aiden de le bousculer un peu. Il s’y prit tellement bien (je ne sais pas comment) que l’image brouillée du capitaine apparut sur l’écran. J’embrassai le soldat sur le crâne. Et je posai la première question :

« Capitaine ! Quels sont les ordres ?

— Essayez encore, Carter. Ça sent le brûlé. Ouvrez ce capot. Là… deux vis…

— Vous m’entendez, capitaine ?

— J’entends quelque chose, Carter ! Fermez-la, nom de Dieu ! »

Aiden envoya son poing en plein le châssis qui contenait sans doute l’essentiel du système de communication. Le capitaine, déjà fortement troublé par des rayons parasites, se transforma en figure abstraite.

« Kromer ! Je suis sûr que vous m’entendez. Voilà ce qu’on va faire.

— La ferme, Aiden !

Le Vigilant n’est pas équipé pour remorquer une masse aussi imposante que La Mission. Vous savez (ou vous ne le savez pas et ça n’a aucune importance) que nous sommes dans la zone intermédiaire entre le premier et le deuxième cercle. Je sais, c’est un manque total de pot. Mais c’est comme ça. Nous sommes donc dans l’impossibilité de communiquer avec la Terre. Nous avons tout tenté pour amener La Mission dans le premier cercle, mais les moteurs donnent des signes de problème. Vous le savez vous aussi, Kromer (malgré l’indigence de vos connaissances), il vaut toujours mieux éviter les problèmes dans l’interzone 1/2. Rappelez-vous ce qui est arrivé à la mission KY-19. Ils sont toujours coincés dans cette partie imprenable de l’univers. Je propose ceci : nous allons rompre les amarres avec La Mission et retourner dans le premier cercle pour signaler le problème. Nous ne serons pas loin. Mais nous ne pourrons plus communiquer. Il ne faudra pas longtemps à la Terre pour envoyer un remorqueur capable de vous tirer de là. Nous continuerons ensuite le voyage sans vous, Kromer. On va vous regretter, croyez-moi. Et si vous tombez nez à nez avec les gars du KY-19, saluez-les de ma part. J’ai des amis sur tous les vaisseaux du monde ! »

L’écran redevint noir. Aiden gisait par terre, bavant comme un bébé qui a le ventre plein. Mais ce n’était pas une indigestion qui le guettait. Il était endormi comme les autres. J’étais seul. Et pas fou. Pas de virus. Pas de gaz. Rien de connu de mes capteurs sous-cutanés. Et Aiden était parti au pays des rêves sans avoir terminé son histoire. Vous n’allez pas me croire, mais la première chose qui m’est venue à l’esprit après ces tristes constatations, ç’a été de manger un morceau et de l’arroser. Je me suis mis à marauder comme un flic. Il y en avait des couloirs ! Et des salles avec ou sans pupitres. Je suis finalement tombé sur un carton de viande en boîte. Vous savez ce que c’est quand on a la boîte et pas ce qu’il faut pour l’ouvrir. J’ai pensé à l’épée d’Aiden. Et je suis revenu sur mes pas. À terre, pas un soldat. Rien que des secrétaires, des techniciens, des scientifiques et des types comme moi qui ne servent à rien si on ne leur trouve pas un emploi. Aiden devait être le seul soldat de l’équipage. Je l’ai retrouvé assis à un pupitre en train de baratiner par écran interposé une présentatrice du journal.

« C’est mon ami Kromer, dit-il à l’image qui n’était plus brouillée. Sans lui, je serais seul ici. Et Dieu sait comment se porterait mon esprit à l’heure qu’il est…

— Mais je suis là, Aiden. Bonjour, monsieur Kromer. Je suis Alice Prinkler, responsable des potins à KIUT, la chaîne qui sait ce qu’il faut dire. Alors, mon cher monsieur Kromer, qu’est-ce que vous attendez de cette incroyable aventure ?

— Qu’est-ce que tu lui as raconté ? » grognai-je dans l’oreille d’Aiden.

Il me fit signe de me taire, de répondre rapidement à la question d’Alice Prinkler et de me retirer comme si je n’étais pas venu.

« J’ai besoin de ton épée, dis-je, lorgnant le beau visage d’Alice qui attendait ma réponse. Qu’est-ce que tu lui as raconté ? On est peut-être en mission secrète. Tu y as pensé ?

— Ne raconte pas d’histoires toi-même ! On est dans la merde, mec ! Et Alice connaît un truc pour nous sortir de là.

— Ah ! Ouais… Je voudrais bien savoir ce que c’est. »

Alice frappa de l’autre côté de l’écran.

« Toc ! Toc ! fit-elle. Est-ce que je peux entrer sans indiscrétion… ?

— Il veut mon épée pour ouvrir sa boîte de viande, dit Aiden qui était pressé. Je la lui donne, bien que ce soit contraire au règlement, et je suis ensuite tout à vous…

— Mais je voudrais que monsieur Kromer réponde à ma question !

— Il a faim, continua Aiden sur le même rythme effréné. Et quand il a faim, Kromer, on ne le tient plus. Je le connais depuis vingt ans.

— Passe-moi ton épée et ferme-la, Aiden.

— On s’est pas battu à Gromanu peut-être ? continuait encore Aiden. Et à Jasperg ? Et à Vernetruy ?

— Et à Waterloo. Passe-moi ton épée ! »

Il ouvrit lui-même la boîte. La viande sentait l’ail, le vin blanc et je ne sais quoi encore. Les narines d’Aiden s’élargirent. Alice, qui comprit qu’on avait faim, frappa encore de l’autre côté de l’écran.

« Toc ! Toc ! Ça vous fait quoi, les mecs, d’entrer dans l’éternité de cette façon ?

— Vous voulez dire sans Dieu ? dis-je en avalant un morceau de viande entouré de gelée au madère avec des pépites de cornichons dedans.

— On s’en va sans Dieu ? » fit Aiden.

La viande coula sur son menton. Il n’avait pas pensé à ça. Il avait admis le fait que la Terre n’enverrait jamais un remorqueur. Trop cher et trop risqué. On était à la dérive dans l’interzone. Et c’était une porte hypothétique de l’éternité.

« Hypothétique ? fit Aiden qui ne mangeait plus.

— Et sans Dieu, dis-je. C’est ce que vous vouliez dire, Alice ?

— Dépêchez-vous de répondre. On va être coupé… » couina Alice.

Et son visage de star disparut pour laisser la place à un brouillard de pixels. Aiden était plongé dans ses réflexions. Il ne regrettait même pas la disparition définitive d’Alice Prinkler. Il ne la reverrait jamais, pas plus que moi, ni personne ici si jamais quelqu’un se réveillait. Il pensait à Dieu. C’était un soldat qui avait sans doute souvent pensé à cette idée de l’éternité gagnée à la pointe de l’épée. Mais la même éternité sans son explication logique, c’était pour lui un effort surhumain. Plus tard, je lui conseillerais de s’en tenir aux choses pratiques, comme la nourriture nécessaire, l’hygiène corporelle, spirituelle et sentimentale, les études, la fréquentation des bibliothèques, l’apprentissage des langues… et toutes ces choses qu’on avait apprises pour se préparer à mourir, mine de rien.

 

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