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J'ai pas envie d'ça ! Fred ! Pas maintenant !...
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 Article publié le 2 septembre 2018.

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— J’ai pas envie d’ça ! Fred ! Pas maintenant !

Fred, collégien de quatorze ans, venait de monter les trois étages en quatrième vitesse. Il avait sorti sa bite déjà bien raide au premier, devant la porte de madame Sarzo qui avait à peine cinq ans de plus que lui. Il avait éjaculé plusieurs fois sur ce paillasson. Mais ce jour-là, il avait envie de Gabie qui habitait avec ses parents et son grand-frère au troisième. Il y arriva sans perdre haleine. Il ne prit même pas le temps d’essuyer la sueur de son front. Gabie ouvrit. Il lui avait fait signe d’en bas et elle avait laissé retomber le rideau. A cette heure-ci, son père était au travail et le grand-frère à l’entraînement de rugby. La mère était à l’hôpital, comme souvent. Gabie empoigna la bite sans ménagement.

— J’ai pas envie d’ça ! Fred !

— T’as plus envie… ?

— J’ai jamais eu envie… Reviens demain…

— Demain j’aurais plus rien à mettre sur mon sucre…

— Reste pas là… Entre…

Elle le tenait par la bite. Elle aimait le posséder de cette virile façon. Il en eut, encore une fois, les couilles tellement secouées qu’il se mit à rêver. Elle l’attendait toujours au tournant. Sa main caressait le gland sans presque le toucher. Il avait pris deux sucres, mais Sam avait épuisé le flacon. Il ne savait même pas comment s’en procurer un autre. Sa mère tuait les tiques de leur chien familial avec un coton imbibé d’éther. Et le bleu flacon était enfermé dans l’armoire à pharmacie. Elle surveillait Sam chaque fois qu’il entrait dans la salle de bain. Et quand il en sortait, elle en reniflait l’air. Mais à part l’odeur de foutre qu’il venait de répandre dans le lavabo, elle ne humait rien d’autre, la salope !

— J’ai pas envie d’ça ! Fred ! répétait Gabie entre deux succions.

Il s’enfonçait dans la gorge et aurait voulu rester comme ça jusqu’à que ça sorte, mais c’était elle qui commandait la manœuvre. Il se laissait conduire, les jambes fléchissant et la tête rejetée en arrière. Elle s’interrompit :

— Tu veux pas plutôt me le mettre ô Freddy ?

Il ne la regarda pas. Il sentait le bout de la langue.

— Jamais je te toucherai, Gabie ! Jamais !

Il suffoquait. Il savait pourquoi il ne la toucherait jamais.

— Jamais personne ne m’a touchée, Fred… Je te touche bien, moi…

— C’est pas pareil… Moi, ça laisse pas de trace… Ton père serait bien capable de te traiter en gitane…

— Les caresses ne laissent pas de traces… La langue… Laisse-moi te montrer…

Elle voulut se servir de la bite comme d’un doigt mais il l’en empêcha.

— Tout ce que je te demande, c’est d’avaler !

Elle avala presque goulûment. Il était satisfait. Son visage était cramoisi. Il se laissa tomber sur une chaise de la cuisine. Il riait doucement pendant qu’elle crachait dans l’évier.

— La prochaine fois, dit-il, je la mettrai sur la table, couverte de confiture, et tu lécheras.

— Oui, Fred… je lècherai…

Elle se tourna sans quitter le jet d’eau où ses mains se frottaient l’une contre l’autre.

— Pourquoi tu veux pas me toucher, Fred… ?

— Je te l’ai déjà dit.

— Il y a une autre raison… Je te dégoûte un peu, non ?

— J’ai jamais touché à une fille…

C’était faux. Il avait quatorze ans et quatre ans plus tôt, il avait touché le corps de Justine. C’était l’époque où Martine suçait les bites à l’abri des roseaux qui peuplaient le rivage. On entrait là-dedans et Martine vous déshabillait l’un après l’autre et, à l’âge de dix ans, vous bandiez comme dans les images. Martine avait douze ans. Elle ne se déshabillait pas. Elle suçait les bites l’une après l’autre. Et ça giclait dans sa grande bouche aux lèvres si pulpeuses qu’on en rêvait tout éveillé pendant les heures de cours. Ensuite on rentrait chez soi et on se promettait de l’épouser. Pourtant, on ne savait rien de son corps. On l’imaginait malgré le polo et le jean. Elle avait le cou très fin et ses mains s’amusaient à jouer du pipeau avec votre bite. Et Justine dans tout ça ? Elle avait deux ans de plus que Martine. On pouvait la déshabiller. On ne savait pas si elle aimait ça. Elle ne disait rien ni ne souriait. Elle dansait entre les roseaux. Ses petits seins s’offraient à vos mains. Elle vous donnait ce temps. Et Martine suçait trop vite maintenant, comme si par jalousie elle vous enlevait à cet enchantement. Fred avait souvent léché le con entre les poils roux et soyeux. Justine gémissait alors. Et Martine montrait tous les endroits qu’il fallait toucher si on voulait être récompensé. Mais elle allait vite si on prenait le temps.

— Tu me toucheras un jour… dit Gabie en fermant le robinet.

Le tambourinement sur l’évier d’acier cessa. Elle essuya ses mains au torchon suspendu à la fenêtre. Fred bandait de nouveau. Elle poussa un soupir.

— A quoi penses-tu maintenant ? dit-elle d’un air désespéré.

— A Justine… Je pense sans arrêt à elle. Elle doit avoir dix-huit ans.

— Martine en a seize et finit d’étudier la couture…

— C’est long quatre ans à notre âge, murmura Fred en attirant la bouche de Gabie vers sa queue.

Elle tira la langue, mais n’ouvrit pas la bouche. Elle se servit aussi de ses lèvres. Il pensa à Martine et regretta aussitôt de n’avoir connu que trois filles, dont deux étaient maintenant hors de portée. Justine étudiait à Paris et Martine ne suçait que les bites de moins de dix ans. Elle n’avait pas changé, même physiquement. Ses jambes s’étaient alourdies. Elle riait moins quand elle était en compagnie des gens de son âge. Fred passait devant chez elle en bandant. Quelquefois, il la sortait si elle était dans le jardin. Elle était trop grosse maintenant. Martine avait un problème de dimension.

Il l’avait surprise une fois en compagnie d’une autre fille qu’il ne connaissait pas. Elles étaient nues au bord de la piscine familiale (Martine était d’une famille aisée) et se tripotaient les seins en riant. Fred avait plongé dans la haie. Le chien de Martine, un toutou blanc et frisé, s’était mis à aboyer dans sa direction et les filles avaient plongé dans l’eau pour enfiler leurs maillots. Qui était cette fille aux seins si lourds ? Il ne le sut jamais.

— J’en ai marre de sucer, Fred ! Encule-moi !

Il s’ébroua comme un chien qui revient de la pluie.

— Jamais je te toucherai, Gabie. Mets-toi bien ça dans la tête.

— C’que tu peux être con des fois !

Il était d’accord avec elle sur ce point. S’il n’avait pas été con, il aurait connu des tas de filles. Comme Timothée qui les collectionnait. Il ne s’était même pas renseigné sur cette fille qui pelotait Martine avec tant d’entrain. Il aurait pu le faire auprès de Martine. Mais c’était compliqué. Elle se serait sans doute emberlificotée entre ses petits garçons et cette fille bien en chair. Curieux tout de même qu’entre ces deux mondes il n’y eût pas de place pour un gamin de son âge… Martine était floutée par ce mystère. Il alla plusieurs fois se masturber dans la haie malgré les aboiements du toutou. La fille possédait deux seins exorbitants. Et une toison d’un noir de jais. Si abondante qu’on n’y distinguait rien de rose ni de turgescent. Les branches coupées lui labouraient le dos. Il aimait cette douleur parallèle. Il avait tellement envie d’en parler avec Martine. Rien qu’une dernière fois…

— T’y arrives pas, dit-elle en crachant sur le gland. Tu penses à autre chose, pas à moi…

— Tu n’es pas une chose. Tu es MA Gabie !

— C’que tu peux être chou des fois !

C’était bon de penser à ces quatre années qui, contrairement à ce qu’il venait d’affirmer, avaient passé à toute vitesse. Il ne se souvenait pas d’avoir eu douze ans, ni onze ni treize. Le temps avait basculé de Martine à Gabie sans transition mémorable. Et Justine s’était comme volatilisée sans qu’il pût dater cet évènement primordial. Il avait cessé de la toucher, c’est tout ce qu’il pouvait en penser maintenant. À quel âge ? Impossible de s’en souvenir. La robe de Justine s’était semblait-il refermée pour toujours. Heureusement, Gabie n’avait pas hurlé de terreur à l’exhibition de sa bite dressée hors de la braguette. Il venait d’éjaculer. Il la suivait depuis un moment. Elle portait une jupe si courte qu’il entendait le frôlement de ses cuisses l’une contre l’autre. Sans caresse, le seul balancement impliqué par la marche avait provoqué un orgasme tel qu’il en chut dans le gazon. Elle avait entendu un petit cri derrière elle et s’était retournée. Elle avait vu ce garçon le nez dans la verdure. Elle s’était portée à son secours et, le retournant comme elle avait appris à le faire avec sa Barbie, elle avait observé cette érection encore vivace. Il lui avait simplement dit : Suce ! Et elle s’était enfuie sans un cri.

Maintenant, soulagé une deuxième fois, il s’éloigna d’elle car elle avait laissé aller sa main sur son visage encore convulsé.

— Je ne te touche pas, tu ne me touches pas, dit-il en reculant.

— Je ne te comprends pas, dit-elle sans affectation. Tous les amoureux se touchent. J’ai tellement envie que tu me touches, là !

— Non !

Jamais il n’effacerait les traces de Justine sur la paume de ses mains. Une femme efface l’autre, il le savait. Martine lui avait enseigné ce précieux commandement, mais elle avait fini par toucher une autre femme et sans doute qu’à l’heure qu’il était elle ne pouvait plus s’en passer. Justine méritait aussi cette attention particulière. Il en avait joui si souvent qu’il ne se souvenait mal des détails. Il ne la voyait plus qu’en habit maintenant. Il arrivait, sans signe précurseur, qu’elle revînt de Paris. Mais après un jour ou deux passés dans sa famille, elle disparaissait de nouveau. Entretemps, il ne l’avait pas rencontrée, sauf en y pensant de toutes ses forces. Sam lui avait enseigné le truc du sucre imbibé d’éther. Ça marchait !

— Je vais rentrer, dit-il en consultant sa montre. J’ai du travail. Je tiens pas tellement à m’humilier devant tout le monde pour cause de leçon mal ou pas apprise…

— Mais tu rebandes, Fred ! Je ne t’ai jamais vu comme ça… Tu dois penser à un tas de choses. Si tu m’en parlais… Cette fille…

— Quoi, cette fille ! dit-il brusquement.

— La copine de Martine… On dirait sa mère !

Gabie se mit à rire. Il n’aimait pas la voir dans cet état. Ni l’entendre. Il avait eu plusieurs fois envie de la tuer pour qu’elle cesse de s’immiscer dans ses pensées. Elle déboutonna sa chemise et se mit à secouer ses petits seins pointus et fermes.

— Ne me dis pas que tu n’as pas envie de toucher…

Elle s’assit sur la table et, jambes écartées, ouvrit les lèvres de son con. Ce rose l’envoûta. Il pensa : jamais je ne la toucherai ! Et il se laissa guider sans résistance. Elle frotta légèrement le gland contre son clitoris. Fred avait vraiment l’air épouvanté. Il était peut-être fou. Elle referma ses cuisses et abandonna la bite qui heurta le rebord de la table. Elle se mordit la langue, contractant ses joues.

— Oh ! dit-elle. Je ne t’ai pas fait mal, j’espère… ?

Gabie avait raison : il n’arrêtait pas de penser à cette fille. À ses jambes incroyablement belles. À ses seins aux tétons dressés dans le galbe parfait. Ses épaules invitaient à l’accouplement. Il se voyait les saisir pour la contraindre à donner à la fois sa bouche et son con. Chaque fois qu’il pensait à elle, il la prenait de cette façon cavalière. Il la chevauchait, les mains occupées à la saisir, la bite enfoncée jusqu’aux couilles et les pieds cherchant à retrouver le sens de l’équilibre. Il n’aurait pas agi autrement avec Justine si Justine avait voulu se donner comme naguère elle se laissait observer de si près qu’on avait l’impression de la caresser et finalement de la posséder.

Hélas, il avait oublié son petit fouet cinglant dans la précipitation. Quelle précipitation ? Mais celle qui avait précédé l’ascension des trois étages qui le séparaient de Gabie. Il habitait un rez-de-chaussée deux pâtés plus loin. Le fouet était resté sur son lit.

— Quel besoin éprouves-tu de te laisser frapper de cette sale façon ? dit Gabie d’un air dégoûté.

— Je veux bien moi aussi te toucher de cette façon…

— Je t’ai déjà dit que non !

— Alors continuons d’affuter nos esprits entre ta main et ma bite…

— Tu oublies ma bouche… ma langue…

— Je voudrais tellement oublier…

Il la quitta sur ces mots. La liaison ne pouvait pas prêter à confusion.

 

Un an plus tard, le collégien Alfred a quinze ans. Selon l’hypothèse d’amour précédemment conçue — à savoir (Gabie=0) (Martine=+2) (Justine =+4) (Mme Sarzo=+5) — elles ont respectivement quinze, dix-sept, dix-neuf et vingt ans.
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