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Du bien et du mal
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 Article publié le 15 décembre 2019.

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L’ingérence, le plus souvent, est le vecteur du bien.
Oui, agir pour le bien signifie parfois s’interposer. A l’instar de l’individu qui constate une maltraitance animale - un tiers molestant son chien - et décide de modifier le cours des choses, leur état. La réaction est instinctive, loin, pour ne pas dire étrangère à toute morale, quelle que soit son adjectivité, à tout mysticisme. L’homme, un animal avant tout, se place du côté du bien, du côté de la conscience animale.
De la condition animale.
La courtoisie, quant à elle, se range naturellement dans le camp du bien. Ce comportement qui semble naturel est avant tout culturel. Civilisationnel. Oui, la collectivité a inventé les règles de bienséance qui profitent à tous. Des règles qui font du bien.
La bienséance universelle ...
Ce qui amène au civisme. Qualité des peuples ordonnés, des peules qui ne craignent ni l’organisation, ni l’ordre. Qui allient, qui marient ordre et liberté. Des peuples pragmatiques qui voient dans les règles l’intérêt de tous. A contrario, les incivilités sont souvent issues d’esprits indifférents à la paix commune, à la fluidité des relations qui autorise à chacun de suivre son destin.
Si le mal est synonyme de faute, la bonté et la justesse sont synonyme du bien.
Le bien et le mal, ainsi, sont une question de choix. Oui, il faut choisir.
Grâce au concept de mesure, inventé par les Grecs, la texture du bien est identifiable. Palpable.
C’est précisément ce concept qu’un certain Marc-Aurèle applique, tout au long de son règne, de 161 à 180. Alors que l’empereur-philosophe accède au trône, il doit délaisser ses préoccupations intellectuelles et culturelles pour une politique dont les circonstances vont marquer l’Histoire : durant son règne, l’empereur se voue quasiment à une tâche unique : la défense du limes contre les Germains.
Faire le bien, c’est aussi s’adapter à l’agression du mal. La défense de la civilisation romaine face à la cruauté barbare.
En homme éclairé, en homme pragmatique, il remplit son devoir avec une absolue détermination. A la fin de son règne, il doit céder sa place, respectant le devoir dynastique : son fils Commode accède au trône. Il ne lui faut que peu de temps pour dévoiler toutes ses facettes diaboliques, comme si son père ne lui avait rien enseigné. Commode le cruel démontre, une fois de plus, que la bataille du bien sur le mal est permanente. Et qu’elle incarne, peut-être, le destin de la condition humaine.

 

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