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La Mort dans un jeu de quilles
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 Article publié le 14 novembre 2007.

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La Mort dans un jeu de quilles
Robert VITTON
Espace d’auteurs : Le zinc

Confiné dans une solitude sise entre une aquarelle délavée et un croquis broussailleux, mon ami se guérit. J’avais passé trois jours dans les silences rauques, dans les souffrances muettes, dans les agonies interminables des paysages de cet endroit écarté dont le nom pulpeux et ensoleillé piquerait la curiosité de plus d’un rouleur gorgé de souvenirs et de remords. J’avais poussé des persiennes grinçantes sur les moirures d’une calanque ; j’avais traînassé dans une chambre modestement meublée et néanmoins confortable ; la tête encombrée d’éclats de fêtes, de brins de phrases, de morceaux de visages, de lambeaux de parfums suaves, de voix confuses, de lieux indistincts, j’avais tournaillé autour d’un château d’eau ; sur une terrasse bordée d’énormes géraniums rouges, à midi tapant, j’avais déjeuné de mets locaux à la table des quelques clients, puis, après le café, fumant cigarette sur cigarette, j’avais attendu l’heure de la visite ; le soir, rassasié d’une bonne soupe de poissons de roche, d’une douzaine d’anchois frits, d’une généreuse part de tarte aux figues, le tout noyé par un chasse-cafard de la coopérative, je m’étais, contrairement à mon habitude, couché tôt et, passant et repassant obstinément par Les Fenêtres de Stéphane Mallarmé, endormi pour l’éternité. L’hôtel-restaurant, m’a-t-on dit, bien qu’accueillant les ouvriers saisonniers, vit sur la maison de repos. J’avais, pendant de trop courts instants, tenu compagnie à un convalescent rigolard, frais comme un gardon, à une bonne pièce émaillant le solide de boutades. Et moi qui m’attendais à retrouver le naufragé hirsute, amaigri, tout courbaturé, le désespéré en proie aux idées noires.

Tout au long de mon voyage nocturne, j’avais griffonné les pages d’un calepin : je tenais une histoire. Léonce et Mara s’étaient provisoirement rencontrés dans un train. Maintenant, j’ai hâte de m’arracher du quai grouillant, de me rafraîchir, de me défatiguer, de redécouvrir mon chez-moi, me dis-je. Sur le coup de midi, las de me gaspiller à virevousser dans mon antre, je ferais prendre l’air à mes personnages. Léonce et Mara avaient quitté leur région natale, la même. Lui, un garçon robuste, venait des vignes, des arbres, des ronces, de la terre ; elle, élégante, secrète, fragile, venait de la ville, de la mer. Nous voilà dans les rues... Après des crochets pour éviter les lieux communs infestés de badauds, après de nombreuses pauses – un vieux café, une librairie, deux galeries de peintures, un jardin public désert -, nous passâmes le pont Alexandre III – la Seine, je ne me lasse pas de l’enjamber – en direction du champ de bataille des Invalides. Comme je ne leur avais pas encore donné la parole – d’abord, je devais les installer dans des réduits sordides, les employer à des travaux précaires, les décourager ; ensuite, il me fallait arranger leur rencontre -, mes comparses se contentèrent de marcher sur mes pas. Au coin de la rue de Varenne, je me sentis tressaillir d’aise, les décors de la rencontre étaient plantés. Il y avait queue devant le portail du musée Rodin, mais je pris mon mal en patience en disparaissant dans L’Imitateur de Thomas Bernhard. Le hall d’entrée... Lorsqu’elle m’apparut, je crus avoir des hallucinations, tant la ressemblance était frappante. Ma-ra ! Je la suivis de salle en salle. Tantôt j’entrevoyais son visage dans le brouhaha, tantôt je la perdais pour toujours, tantôt, tandis que les figurants refluaient, je la retrouvais, irréelle, grisante. Le Baiser, puis La Cathédrale – ses mains s’effilèrent en ogive.

- Vous venez souvent ici ?

- Assez.

- Et vous ?

- Ce n’est pas la première fois… Ni la dernière. Je peux vous appeler Mara ?

- Si le cœur vous en dit !

- Vous aimez ?

- Le choc... Vraiment, le choc. Chaque fois…

- J’espérais votre voix.

- Ma voix ?

- Votre voix.

- Vous blaguez ! Vous n’êtes pas un peu du Midi ?

- Beaucoup... Passionnément ! A la folie ! Si vous voulez vous enivrer de mistral, de lavande, de cigales, venez sous mes tuiles, j’ai un œil-de-bœuf qui regarde la Seine. Un verre…

- Chiche ! Demain ?

Dans l’escalier, Les Trois Ombres nous rapprochèrent.

- Maintenant, je ne vous lâche plus, Mara !

- Vous y tenez à cette Mara.

- Je vous raconterai. Vous croyez au coup de foudre, Mara ?

- Je ne sais pas.

- Et vous ?

- Je sais !

Sur le palier, devant La Martyre, nous nous pressâmes l’un contre l’autre.

- Je m’appelle Camille.

- Ça vous va comme un bas de soie. Moi, je ne me prénomme pas Auguste. Camille, Camomille, allons en enfer, veux-tu ? Les charmilles… L’enfer !

Lorsque nous sortîmes dans la cour, des nuées de piafs s’envolèrent d’entre Les Bourgeois de Calais. Nous pleurâmes.

Le Peseur… Le Penseur, c’est Dante devant les portes de l’Enfer… C’est Dante devant son Poème. Nous irons sur son tombeau… A Meudon.

- Au printemps.

- Demain, Camille... Je veux. Ton heure. Place Fürstenberg ?

- Sous les catalpas ?

Je ne dormis pas. Mara et Léonce se rencontreront dans le musé Rodin. Ils se donneront rendez-vous place Fürstenberg, sous les catalpas, sous les catalpas de la place Fürstenberg. Et si Camille … Et si Mara… Un faux bond ? Cette idée rongera Léonce. Pour écourter l’attente, il époussettera ses livres un à un, il écoutera de la musique, il écrira une longue lettre à son ami, il retournera sa terre, il reverra les siens, il s’assoupira dans le fauteuil, il cèdera au sommeil, il se dressera en sursaut, il dépêchera son repas et son bain, il s’habillera de noir, il claquera la porte, il arrivera en avance. La place était vide. Je fis le tour de quelques pâtés de maisons, puis je revins et je la vis près du réverbère. Affolés d’amour, nous nous étreignîmes comme des chiffonniers, nous nous mordîmes les lèvres… Je finis par lui susurrer mon prénom à l’oreille. Nous rîmes comme des gosses. Elle fit quelques pas…

- Delacroix est mort ici, au 6.

- Cet hiver nous y viendrons.

- La Liberté guidant le peuple est au Louvre.

- Cet hiver, nous irons.

- Cet hiver…

- C’est une belle journée d’automne.

Nous déambulâmes pendant des siècles à travers rues ; nous nous confiâmes nos passions, nos désirs, nos projets ; nous parlâmes de notre passé, de notre quotidien, de notre amour.

- C’est une impasse… Nous n’irons pas plus loin. J’habite là-haut dans les nues.

Nous gravîmes lentement les six étages.

- Voilà ma tanière. Ce n’est pas spacieux, mais rien ne manque.

- C’est chaud.

- Des bouquins, des tableaux, des objets… Ma vie. Défaisons-nous de nos habits volés…

- Du pur Aragon.

- La penderie… Mon garde-mites. Quand j’achète un vêtement, j’emporte le cintre. Et si la vendeuse est jolie…

- Tu es impayable.

- C’est pour ça que personne ne me paye. Pas un retour, même de manivelle. La dèche. Assieds-toi, on va se servir quelque chose.

- C’est lumineux. Cézanne, Léger, Van Gogh… Les toits de Paris !

- Du doux ou du fort ? Du fort ? C’est bon pour les grandes émotions !

- Et ton histoire ?

- Elle est là, en souffrance, sur le guéridon.

- Je peux ?

- Pour tout de dire, j’aimerais que tu prêtes ta voix à Mara. Je ne sais plus où j’en suis.

- Je veux bien essayer. Un passage…

Les raidillons et les tortilles du parc, le liseré mou ourlé d’écume exaspèrent ma fatigue. Quelquefois, pour tromper le chemin, je m’enfonce dans un poème de Mallarmé ou dans le dédale de venelles et d’odeurs d’une ville ancienne, détruite peut-être. Après ces petites promenades, qui me clouent le reste de la journée au lit et sur ma chaise longue, une infirmière me peigne, me maquille légèrement, m’oblige à deviser de choses et d’autres. Le mot miroir me pétrifie. C’est dans le traitement. Je lis les journaux et les revues que m’apporte la dame de la bibliothèque. En fait, je parcours, je feuillette… Sur le damier de la salle à manger, on nous déplace comme des pions de porcelaine. Les cuisiniers mijotent des petits plats, mais ils en sont pour leur peine, les pensionnaires pignochent. Vers les quatre heures de l’après-midi, lorsque le temps le permet, on nous installe sur la terrasse, face à la mer. Là, et seulement là, je reviens de la noirceur des rêves de la sieste. Hier … L’autre jour… J’avais remonté une allée de hauts arbres squelettiques et dénudés, heurté les marches déjetées d’un perron, enfilé un étroit et sombre corridor… Des gens étaient assis sur des chaises de bois disposées le long des murs d’une immense pièce. On aurait dit les chaises du café où nous nous attardions jadis. Une lumière tilleul s’épandait de deux lucarnes. L’atmosphère était reposante. Parmi ce monde endurant, qui n’accordait aucune importance à l’intruse que j’étais, je vis ma mère et mon père. Elle aspergeait de son lait un gros poupon en celluloïd… Il faisait sauter sur ses genoux une fillette disloquée. A côté d’eux, mes grands-parents, tout racornis, bras et jambes raides, tête ballante, étaient attachés à leur siège. Un cousin, une tante… Un beau garçon, que je dévisageais, se leva, vint à moi, s’accroupit, dénoua ma jarretière, la glissa dans sa manche et regagna sa place. Je m’aperçus soudain que je portais une robe de mariée. Tous s’enfoncèrent lentement dans les parois ouatées. A ce moment là, trois hommes entrèrent. Pendant que deux d’entre eux, sanglés dans un uniforme foncé, plaçaient un cercueil sur des tréteaux, le troisième, en blouse blanche, s’assouplissait les doigts. Quand il fut fin prêt, le supérieur s’adressa à ses aides : Vous pouvez aller le chercher. C’est votre mari, madame ? Je vous prie de sortir un instant du caveau, je dois le préparer. Vous aurez l’éternité… Maintenant, le perron était abrité par une élégante marquise aux vitres bleues et ouvert sur un parterre printanier ; maintenant, l’allée était ombragée de robustes arbres touffus et pépiants. Des ruisseaux, que je ne voyais pas, bruissaient autour de moi. Je pataugeais dans des flaques de soleil. Tout à coup, te tirant par les bras, les deux valets en uniforme surgirent d’entre des fourrés. Tes pieds nus raclaient le sol… Mon cri fut si déchirant que toutes les infirmières de l’étage se précipitèrent à mon chevet. Face à la mer, je me souvins d’une vieille boîte dorée dont le couvercle offrait des plaques d’ombre et de lumière défraîchies ; je me souvins de l’inscription gravée sur le métal : Conversation dans un parc, par Gainsborough. Louvre. C’est dans cette boîte qu’elle était rangée, parmi tant d’autres, la photographie du jeune homme à la jarretière. J’en ai fait des efforts pour remettre le cadet des frères de ma mère. Je ne l’ai pas connu. Face à la mer, je me souvins des tentures et des nappes aubergine de l’auberge de la berge… Il gelait, et… Et toute cette eau sculptée… Nous nous étions alanguis près de la cheminée, la violoncelle pailletée ne jouait plus que pour nous quand, un bouquet violet sur le bras, l’enfant dépenaillé au crâne rasé, planté entre les tables, fut chassé avec fracas par un croque-mitaine armé d’‘un manche à balai. Nous sortîmes précipitamment. J’entends encore tes appels dans le noir : Hé ! petit ! Hé ! petit ! Il gelait, et toute cette eau sculptée… Et puis la route, la route, la route…. Et puis cette clarté aveuglante…

La lumière du jour avait commencé à faillir ; la voix de Camille, de phrase en phrase, s’était mouillée. Je la désirais terriblement, terriblement. Je savais que ses yeux égarés m‘appelleraient à la rescousse. Dès que les bruits matutinaux du cul-de-sac nous extirpèrent du sommeil de l’amour, nous nous promîmes monts, mers, veilles et merveilles. Le soir même nous attrapâmes un train. C’est mon patraque qui allait être ravi. Quand on est au vert dans un diable de château, comme celui-ci, on doit trouver les journées un peu longuettes. A destination, nous eûmes bien deux heures devant nous. Nous en profitâmes pour assouvir notre fringale au comptoir d’un bistrot du port, pour dénicher quelques bouquins dans des fouillis, pour immortaliser des instants sur une pellicule. L’autocar partit légèrement en avance ; nous arrivâmes à l’hôtel légèrement en retard. Tout était calme. Nous entrâmes dans le vestibule exigu et sombre. Au bout d’un moment, la tenancière parut dans l’embrasure d’une porte.

- Il y a longtemps que … Il fallait agiter le grelot. J’avais les doigts dans la farine. Mais le monsieur est déjà venu ! Vous connaissez la maison, n’est ce pas ? Une chambre ou deux ? Suis-je sotte ? Si c’est pas malheureux … C’est que je vais dans l’âge ! Un bon lit pour les tourtereaux ! Je vous garnis une table ? Vous verrez, vous vous lècherez les babines. C’était une expression de mon escogriffe. Un joyeux luron. Vous m’en direz des nouvelles. L’amour, mes braves, ça creuse. C’est loin, tout ça. La jeunesse ! Après de succulentes recettes du terroir arrosées d’un vin capiteux, nous découvrîmes notre nid coquet. Soit dit en passant, la patronne est un authentique cordon-bleu. La fenêtre était ouverte sur la mer. En bas, sur la terrasse, deux enfants jouaient, ou plutôt ne jouaient plus.

- Tu n’avais jamais vu la mer ?

- Jamais en vrai.

- Toi, tu es né ici ?

- J’habite derrière la colline. Quand il n’y a pas d’école, j’accompagne ma mère. Si je veux, tu sais, je peux l’aider. Elle s’occupe du linge.

- Du linge ?

- Des draps, des rideaux, des nappes, des serviettes… Mon père, lui, il est maçon. Le soir, il vient nous chercher avec sa camionnette.

- Tu seras maçon ?

- Je n’ai pas encore décidé.

- Moi, dans quelques années, je voyagerai.

- Voyageuse, c’est pas un métier !

- Si, c’est un métier. Un beau… Je vendrai des bijoux dans le monde entier. Il n’y aura plus de pauvres.

- Et le tien de père, il fait quoi ?

- Il répare les heures des montres, des pendules, des horloges, des carillons, des coucous… Les gens viennent dans sa boutique… Je ne compte les heures que si elles sont sereines. C’est écrit sur un cadran solaire.

- Ta mère est dans la maison de repos ?

- Je le sais. Elle dit : Je suis lasse. Elle parle doucement. Quand ma petite sœur est morte, elle a trop dormi.

- Elle est morte de quoi ?

- Elle est morte.

- Elle s’appelait comment ?

- Mara. Mara, comme moi.

- Tu as du chagrin ?

- Je ne sais pas. Si, quand il pleut. Maman a gardé ses habits, mais elle ne veut pas que je les mette. Une fois, à la fête des morts, j’ai posé des fleurs à côté de sa photo. A la fontaine, des dames remplissaient des arrosoirs. Ma mère dit souvent à mon père : Tu crois qu’elle n’a pas froid, la petite ? Ça me rassure de la savoir sous un arbre. Elle est sous un cyprès. Tu sais, les cyprès sont des arbres qui poussent dans les cimetières.

- Ici, ils poussent aussi sur la route du vent.

- Tu as déjà vu des morts, toi ?

- Oui, ma mère-grand.

- Tu n’as pas eu peur ?

- Elle était comme vivante. La veille, elle s’était pomponnée, elle avait soigneusement roulé son chignon, elle avait mis une chemise de nuit neuve… Même que je lui ai dit : Mère-grand, tu vas au bal ? Et même qu’elle m’a répondu : Eh oui, mon Léonce, mon amoureux m’attend. Quelles embrassades ! Le lendemain, comme elle tardait, on a ouvert sa porte. Elle était dans son lit, toute souriante. Ses vêtements étaient pliés sur le dossier de la chaise. Tous les voisins sont venu la voir. En buvant le café, ils disaient à mes parents : C’est une belle mort, vous savez. Notre locataire, elle, elle a entendu huer la chouette dans le jardin. Quand quelqu’un meurt, la chouette crie sous ses persiennes. Elle est déjà venue pour mon oncle…

- La chouette ?

- La tuber… J’arrive jamais à le dire.

- La tu-ber-cu-lo-se !

- Mon oncle, il mangeait des tonnes de sardines à l’huile d’olive.

- Des tonnes ?

- C’est bon pour les poumons.

- J’en mange.

- Tu crois aux revenants ?

- Ils existent. La nuit. Ils tirent les méchants par les pieds.

- Les méchants qui tuent les chevaux.

- Tous les méchants.

- Des fois, quand on les oublie, les morts reviennent dans les rêves. Ma mère-grand disait : Il faut que j’aille au cimetière, mon bonhomme avait de la peine, cette nuit.

- Le bonhomme, c’est ton grand-père ?

- Oui. Il a été gazé.

- Gazé ?

- C’est une maladie de la guerre.

- Si on jouait ?

Mon ami fut enchanté de faire la connaissance de mon amour. Maintenant, nous savons qu’il prépare son retour à la vie. Nous l’accueillerons. Pour ma part, je sanglote les dernières pages de l’histoire de Mara et de Léonce. Ce tantôt, Camille et moi devons nous rejoindre dans une allée du cimetière du Père-Lachaise, sur la tombe de Jean-Baptiste Clément.

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