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Les derniers jours (mots) de Pompeo
Les derniers jours (mots) de Pompeo 17 (Patrick Cintas)

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 Article publié le 21 juin 2020.

oOo

— C’était le matin…

— (interrompant) Le matin ? (inquiet, jetant des regards fureteurs autour de lui) Nous avons donc passé la nuit… ici… ? (l’autre n’a pas l’air étonné) Nous avons donc dormi… dans le même lit… ?

— Il n’y a pas d’hôtel ici. On dort chez l’habitant. Ou sur un banc.

— Pas de plage non plus en attendant les sirènes… (hilare) Je veux parler de celles qui réveillent la ville…

— Il n’y a pas de ville ici. Personne n’habite. Il faut rejoindre un des hameaux qui…

— Nous avons donc marché sur un de ces chemins pierreux… La nuit tombant… euh… je suppose… Et elle ?

— Vous voulez dire « elles » ?

— On imagine mal une fillette s’éloigner du giron de sa mère alors que la nuit… (s’étirant, car le barman n’est pas arrivé)

— Il n’arrivera pas, dit la femme. (coiffant les boucles blondes) Il arrive toujours après le départ de l’autocar.

— Vous avez l’habitude… Déjà venue ici ?

— C’est le dernier arrêt avant… (le peigne en l’air, pensive)

Moi — Mais rassure-toi, pitchoune, on reviendra… (la fillette essuie une larme)

Elle (la fillette) — Vous parlez seul. Je vous ai entendu cette nuit.

Elle — Nous occupions la chambre voisine. (fixant le peigne dans la chevelure) Je ne dis pas ça pour expliquer… (toussotant) Il ne s’est rien passé… (changeant) Très sympathique, d’ailleurs, nos hôtes, vous ne trouvez pas… ?

— Ils ont chanté jusqu’à trois heures du matin. (je n’ai pas d’aloufes)

— J’ai chanté avec eux, dit la môme.

— Sous les draps, précise la femme.

— Mais des fois, continue la fillette, quand on a envie de dormir, ça dérange. (angoissée) J’espère que là-bas… où je vais…

— Tais-toi donc ! Tu déranges le monsieur…

— …qui a un bracelet à la cheville…

— Ça ne te regarde pas. (se tournant) Elle a besoin d’un petit déjeuner…

— Moi d’aloufes !

Je ne sais pas avec qui je parlais avant qu’elles arrivent. Je suis sorti de mon lit avant tout le monde. L’horizon était à peine phosphorescent. Je n’ai pas trouvé d’aloufes. Ça devient une obsession ! Je veux dire : maintenant que j’écris. Sur le moment, je ne me souciais guère de mes obsessions. Mon cerveau reprenait sa marche narrative après la confusion organisée par le rêve. J’avais besoin d’une señorita. Mais sans aloufes… Je n’ai pas osé entrer dans la cuisine : le petit déjeuner n’est pas compris. Je ne me demandais pas pourquoi la Compagnie nous contraignait à passer la nuit chez des inconnus. Un rackett. Comment expliquer cette nuit autrement. Il n’y avait pas d’animaux dehors. J’ai longuement observé la surface d’une écorce pour en dénicher. J’ai soulevé des parcelles mais rien. Plus loin, le puit glouglotait. En m’approchant, j’ai nettement distingué le ronronnement têtu de la pompe. La brise agitait les feuilles ou les envoyait en l’air. Cette angoisse ! Vous pensez bien que l’Institution n’est pas mixte ! On ne franchit d’ailleurs pas la grille…

— C’est un couvent !

— Ni un pensionnat ! La pauvre (en parlant de la fillette ici présente) ne sait pas ce qui l’attend. L’excision est chimique. (philosophe) Soit vous renoncez au plaisir par un effort sur vous-même, soit on procède à votre neutralisation sans vous demander votre avis. Sinon, vous menez une existence cachée parallèlement à celle qui fait qu’on vous reconnaît. Franchissez la limite et vous verrez !

— Pffff… Si je dissimule ma véritable nature, quel témoin s’apprête à signaler mon comportement déviant ? (sûr de lui) Je ne fréquente pas ces gens-là !

Coupez. Fondu. Le visage de la môme vieillit aussi lentement. Une sensation de resserrement ne dit pas son nom. Je frappe la table pour singer le touriste impatient qui veut être servi avant la fin des vacances d’été. Elle rit de bon cœur. Complicité des voyages. Elle veut voir de plus près la led qui clignote vert à ma cheville. Je lève le pied à la hauteur de ses yeux. Elle lit la marque déposée. La répète comme si ce mot lui rappelait quelque chose. Playmobil. Regrette l’absence d’écran. On ne fait plus rien sans un écran sous les yeux. Et tout ce qui n’en comporte pas paraît suspect. Pourquoi l’enferme-t-on ? Quelle sentence l’isole ? Ils ont prévu un modèle junior. Ils ont tout prévu.

Coupez. Zoom sur le visage de la mère. Elle attend le barman, y croit. Ses mains ne tiennent pas en place sur ses genoux. Oiseaux de proie. Les jambes sont croisées sur cette ouverture. Le pied s’agite. Elle n’a pas d’aloufes.

— Si j’en avais…

J’ai connu des moments où l’attente est « merveilleuse ». Mais je ne sais pas si le mot « merveilleuse » est celui qui convient une fois que je suis passé à l’acte. Je n’ai pas recommencé depuis. Soudain, le moteur repart. Joie.

— C’est presque l’heure, dit la femme. (hésitant) Je ne sais pas si nous avons le droit de monter maintenant…

— La porte est fermée…

— Non ! Elle s’ouvre…

— Cela veut-il dire…

— Que voyez-vous ?

— Sans chauffeur…

— Cette idée de supprimer le chauffeur !

— (non syndiqué) Sale boulot !

— Qu’est-ce que vous en savez ?

Fillette — J’ai l’impression qu’on attend quelqu’un…

Mère — Il parle seul quand il n’est pas si seul que ça…

— Chuuut ! Quelqu’un !

— Nnnnon… Personne !

— Va voir si on peut monter.

— Je demande à qui ?

— Tu ne demandes pas. Tu observes.

— Et si on me pose des questions… ?

— Réponds ! (grinçantela mère) Tu trouveras bien quelque chose à dire…

La fillette va, jette un œil dans l’autocar, impossible de constater qu’elle a peur à cause de la distance qui nous sépare maintenant que je suis seul avec sa mère. Nous passons un moment de crispation qui décroise ses jambes et m’oblige à étreindre les accoudoirs craquants. La fillette prend son temps. Elle se penche dans l’ombre sans toucher aux marches. Sa chevelure coule dans ce noir. Elle a oublié ses sandalettes sous la chaise.

— Elle a vu quelque chose, dit sa mère qui la connaît comme si elle était sa sœur.

— Il n’y a pas de chauffeur, dis-je. (me penchant moi aussi comme sur une gravure) Vous ne me demandez pas pourquoi je porte un bracelet… ?

— (haussement d’épaules) L’Institution pénitentiaire sait ce qu’elle fait.

(j’ai envie d’en parler… Pompeo ne m’écoute pas… Il ne parle que de lui… de ses enfants… de ses femmes… de ses erreurs… ses voyages… ses idées politiques… ses voisins… je prends des notes pour l’instant… il dit « vous n’écrivez pas de phrases ? » / verbes à l’infinitif… comme Tarzan ou l’Indien… pas le temps… il va mourir avant… je conjuguerai après… jamais écrit dans ces conditions… il en a conscience… il me pince chaque fois que j’évoque mon passé… celui de mes rencontres… fortuites… nous sortons pour que ça arrive… on recommence et quelquefois… seulement quelquefois… Nadja… me voici déchiffrant une énigme poesque… « vous habitez chez vos parents ? » / à cet âge, monsieur, où voulez-vous que ÇA habite ? / la bibliothécaire a les jambes torses et elle s’en fiche… elle gratte ses mollets et y laisse la trace de ses ongles rouges… « si vous vous intéressiez à moi ? » dit Pompeo… l’Institution pénitentiaire sait ce qu’elle fait… je ne sais pas ce qu’implique mes actes au moment de les commettre… « je comprends… » / « écrivez ce qui vous passe par la tête / ne revenez pas sur la ponctuation / ne conjuguez pas / ne travaillez pas l’épithète au couteau / laissez-vous pénétrer par les fluides narratifs / vous comprenez où je veux en venir ? » / des kilomètres de considérations romantiques… « pour en arriver là ! » / « tu parles s’ils savent ce qu’ils font !... ils n’attendent rien… ils enferment ou tuent… inhument des passés… numérotent des tragédies… coupez !... fondu au noir / puis saccades des plans citadins : quais, places, terrasses, portes cochères, des feuilles parce que c’est l’automne… « Arthur ! vous n’écrivez plus ! et moi qui parle ! sous le regard incrédule de cette classificatrice-conservatrice des lieux… fantasme courant chez le taulard… vous avez des aloufes ? » / molle Molly la moule au lit… « vous lisez ça ? » / comme si j’étais censé lire autre chose de moins adapté à ma situation… « si nous sortons ensemble, je vous préviens : pas de… » / nœud coulant des arrivées et des départs… nous traversons des stations… guichets des robots indexeurs… « on se prend quelquefois à leur parler d’autre chose… pas vous, Arthur ?... reprenons… » / j’avais la vocation… « encore faut-il construire… » / « qui est-ce… ?

(lafillette revenant sans sautiller))

Des fois il y a quelqu’un qu’on ne s’attendait pas à y trouver…

— Vous voulez dire que le désir consistait à s’y attendre…

— Mais parle donc ! Qu’est-ce que tu as vu ?

— Rien ni personne !

— Encore un coup pour rien ! (désabusée) Je n’ai jamais su jouer…

— J’en sais quelque chose !

— (moi, impatient, sans horaire) On ne sait jamais à quoi s’attendre avec eux  ! Ce n’est pas faute de s’efforcer à les comprendre… Ce temps perdu à se demander ce qu’ils veulent ! (rageur) Je ne sais pas ce qui me retient !

— Tout doux !

Je quitte ma chaise. M’éloigne un peu sous les arbres. Aspire l’air de l’ombre, suffoqué. Bientôt il fera si chaud…

— Les autocars sont climatisés, dit la gosse.

— Tu n’en sais rien…

— J’imagine…

C’est en poussant plus loin, mais dans la direction opposée à l’endroit où se trouve l’autocar (ronronnant), que je vois l’inconnu (un homme à en juger par sa façon désinvolte d’user de sa cigarette : s’agit-il d’un señorita : il a des aloufes ou vient en chercher : sinon il a sa braise incandescente quand il traverse l’ombre des mêmes arbres : j’extrais une señorita de ma boîte) s’approcher d’un pas tranquille comme s’il connaissait l’horaire et qu’il allait voyager avec nous : la question se pose : qui prétend-il rencontrer là-bas ?

— Vous ne vous souvenez pas de moi ? dit-il en me proposant sa braise sur la seule sollicitation de ma señorita que je tiens à la hauteur de mes lèvres.

— (cherchant, façon temps perdu) Nnnnon… (puis changeant de sujet) Vous prenez l’autocar ?

— Pour aller où, mon vieux ? (il rit, ôtant son chapeau puis le remettant)

— Je croyais… Votre sac… de voyage ou de sport… ?

— Je ne savais pas qu’il y avait un arrêt d’autocar ici… Vous attendez ?

— Il n’y a plus d’arrêt entre ici et le… terminus. (voix tremblotante sur ce mot)

— Vous resterez longtemps… (attendant ma réponse sans signe d’impatience)

— Il n’y a rien, là-bas, pour rester… On revient le soir même.

— Vous avez pourtant passé la nuit ici… (expliquant) J’ai dormi à la belle étoile. Réveillé ce matin par des écureuils. Pas de rosée comme sur la côte. La poussière. J’en avais plein la bouche. Puis je suis tombé sur une fontaine publique. (souriant) Vous n’aimez pas ces inscriptions dans la pierre au-dessus du jet ? Sagesse populaire. C’est ainsi qu’on écrit des chansons. (coupde menton vers la mère et sa fille) Madame, je suppose ? Et une bien charmante petite fille… (s’approchant encore, à moi) Elle vous ressemble. Même pincement des lèvres à l’approche de l’inconnu…

Moi (grave) — Nous voyagerons ensemble, pas plus. (in petto) Hier, j’ai voyagé seul… enfin… j’ai fini le voyage seul… il y avait du monde… (comptant sur mes doigts) Tous descendus d’une manière ou d’une autre… Puis…

— La nuit. Je sais. Moi-même. Mais sans autocar. Ni personne.

— Vous allez où ? demande la fillette.

La mère — Sans indiscrétion… ?

Lui (amusé) — Monsieur ne se souvient pas de moi. (très amusé) Pourtant…

La mère (torturée) — Ça arrive à tout le monde…

Moi — Au fait… Je ne vous ai pas demandé comment vous êtes arrivées ici… toutes les deux ?

La mère (irritée) — Ce monsieur dit vous connaître et vous avez vraiment l’air de vous en ficher ! Moi, si ça m’arrivait… si le passé… sans signe prémonitoire… Aaaaaah !

— Je suis… Patrice de la Rubanière

Lui ! J’allais dire… écrire : encore lui ! Mais je ne perdis pas ma contenance, pas plus ce jour-là : ce matin-là que naguère. La fumée m’aidait à mettre de l’ordre dans mes pensées. J’en éprouvais la braise sur ma langue.

— Il a des aloufes, constata la fillette.

— Vous n’avez pas d’aloufes, madame ?

— Je ne fume pas…

— Plus, précisa la fillette.

— Vous faites bien, dit Patrice de la Rubanière.

— Vous pouvez attendre avec nous, dit l’enfant.

— Mais voyons, aaaah ! Monsieur n’attend peut-être pas ! (aumonsieur) Elle se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas. Veuillez…

— Ça ne me déplairait pas d’attendre en si jolie compagnie.

Le voilà avec la fillette sur les genoux.

— Tu n’as pas de bracelet ? dit-elle.

— Je n’en ai jamais eu !

Moi (sarcastique) — Pas vu, pas pris !

Lui (didactique) — Je n’ai jamais supporté ces accessoires. Ni bagues, ni bracelets, ni colliers.

Elle — Encore moins des piercings, je suppose…

Lui — Rien ni sur ni dans ma peau.

Elle (la mère) — Vous seriez bien embêté si…

Moi (idiot) — Encore faut-il se faire prendre la main dans le…

Lui (modérément joyeux comme il sait l’être si son intelligence prend le pas sur ses sens) — Ce cher Pedro…

Elle (la fillette, soudain soupçonneuse) — Il s’appelle Arthur…

— Je m’appelle comme je veux !

— Tu t’appelles Playmobil ! Ni Arthur ni Pedro !

— Personne ne s’appelle comme il veut, dit la mère. (douce) Mais chacun peut créer son personnage comme ça lui plaît, n’est-ce pas monsieur de la…

— Rubanière. (simple) Rien d’aristocratique. (nostalgique) Mais ne me demandez pas l’origine de mon nom. (à moi) Je n’en sais rien… mais qui est le personnage : Arthur Gordon Pym ou Pedro Phile ?

— Pompeo !

Là, j’ai répondu du tac au tac. Je n’en suis pas peu fier. Il accuse le coup. Puis reprend :

— Je sais, je sais. Vous écrivez ses Mémoires. On en parle au palais.

Fillette (sautant de joie) — Je te l’avais dit que c’est un prince !

Moi (tempérant) — Je n’irai pas jusque-là…

La mère (un doigt interrogatif sur son menton) — Pedro Phile… Pedro Phile… Ça me dit quelque chose… (sévère soudain) en rapport avec ce bracelet, I presume

Moi (rhétorique) — Comment voulez-vous qu’une enfant de cet âge ait pu lire la Narration ? Je vous jure…

Fillette (rieuse) — Ah la la ! Ces mamans !

— Et moi alors ? dit Patrice de la Rubanière.

Il écrase son mégot et avoue aussitôt qu’il n’a plus d’aloufes. Il désigne ma señorita encore brûlante. Je souffle sur la braise comme si je m’apprêtais à donner du feu. Mais il n’a plus de cigarettes. Or, dit-il, je ne fume pas le cigare.

— Ça pue, dit la fillette en se pinçant le nez.

— Question de goût., fis-je. Mais si ma fumée vous dérange…

— Non, non ! Restez, Pedro, dit Patrice de la Rubanière. Je vais rester moi aussi. Jusqu’à ce que l’autocar démarre.

— Il démarrera bien à un moment ou à un autre… dis-je.

— Encore heureux !

— Mais personne n’a idée de l’heure…

— Vous feriez peut-être bien de monter… Je monterai moi aussi.

— Mais si l’autocar démarre pendant que vous êtes dedans… ?

— Ça m’est déjà arrivé.

— Et vous êtes parti ?

— C’est toujours comme ça que je pars.

Il en étonne plus d’une, le Patrice de la Rubanière. Pas de café non plus. Le barman arrive toujours après le départ de l’autocar. Et si on est monté dedans, est-ce qu’on attend qu’il arrive ?

— Vous ne m’amusez plus, dit la femme.

— Désolé. (rire) Je suis meilleur quand j’écris les Mémoires de Pompeo.

— Qui est Pompeo ?

— L’endroit n’est pas le mieux choisi pour…

De nouveau seul. Je les ai perdus. Comme dans le rêve. C’est que dans la journée je m’efforce de laisser mon cerveau agir comme il sait si bien le faire la nuit pendant mon sommeil. Hélas, la nécessité de penser et d’agir finit toujours par s’imposer, et pas seulement s’il s’agit de trouver du feu. De plus, un bracelet vous contraint à numéroter vos abattis. La forêt est si dense ! À la ville comme à la campagne. Sur mer et plus haut que le regard ne porte. On ne vous laisse pas tranquillement assis sur un banc ou sur un rocher. Les gens passent. Les chiens vous reniflent. Les oiseaux vous imitent. Et nous ne possédons rien que l’existence. Pas même le bien des autres, même si quelquefois l’illusion est parfaite. On ne risque pas de se perdre. On entre ou on sort. Et entretemps, l’interstice ne laisse pas passer les corps. Voilà ce qu’il est possible d’y insérer : l’activité cérébrale dite automatique, de jour comme de nuit, avec ou sans les autres.

— Ça serait quand même chouette si vous veniez avec nous ! exulte la fillette.

— Il n’a pas de billet, dis-je pour couper court.

— Il y a bien un distributeur à l’intérieur, suggère la femme.

Moi (colérique) — Mon papa ne vend pas des voyages ! (tentant de me contenir) Il n’a jamais rien vendu. Ni donné. Il y a toujours eu cet écran. Ce clavier. Puis, avec l’évolution technologique, la voice, le touch. (àla fillette, avec tendresse) Tu connaîtras d’autres progrès. Le cerveau sera de plus en plus imité. Que d’observations en marche ! Que d’expérience ! Et sans le recours à la poésie de nos vieux, crois-moi !

— Tu seras mort.

— Il y a un tas de choses que je veux faire avant de mourir…

— Je ne peux rien pour toi.

— Oh ! si, que tu peux !

*

* *

 

 

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