Vous partez sans nous parler de l’automne... par Catherine Andrieu
Vous partez sans nous parler de l’automne… et le monde se défait d’un seul souffle. Avec vous s’éteignent les contes, la lueur des veillées, la magie de l’enfance déposée au bord du lit comme une couverture trop lourde pour nos mains. Le sol accueille cette chute, et les fantômes veillent à notre insomnie. Nous n’osons plus fermer les yeux, car les songes n’ont plus de gardiennes.
Sans vous, les fleurs se meurent d’un silence trop vaste. Les marguerites des couronnes fanées emportent avec elles les secrets confiés au creux des lèvres. La mémoire chancelle, privée de ces voix qui savaient transformer le tremblement d’un soir en histoire de lumière. Les histoires de grand-mères n’étaient pas seulement récits : elles étaient passages, seuils où la peur devenait tendresse, où l’ombre se changeait en veilleuse.
Après vous, le vent emporte les fleurs de citronnier, et la terre se gorge d’un fruit devenu trop jaune, brûlé des rayons de vos cœurs. La saison que vous n’avez pas nommée s’avance pourtant, mais elle n’est plus automne : elle est cette énigme laissée en héritage, cette lacune où nous devons inventer à nouveau la chaleur de vos gestes, la patience de vos murmures.
Vous partez sans nous parler de l’automne… mais c’est peut-être ainsi que vous nous l’enseignez : par le silence, par le vide ouvert comme une page blanche. Car dans ce non-dit résonne l’essentiel : la lumière fragile que nous portons désormais pour vous.
Vous partez sans nous parler de l’automne... par Lalande patrick
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Vous partez sans nous parler de l’automne… et le monde se défait d’un seul souffle. Avec vous s’éteignent les contes, la lueur des veillées, la magie de l’enfance déposée au bord du lit comme une couverture trop lourde pour nos mains. Le sol accueille cette chute, et les fantômes veillent à notre insomnie. Nous n’osons plus fermer les yeux, car les songes n’ont plus de gardiennes.
Sans vous, les fleurs se meurent d’un silence trop vaste. Les marguerites des couronnes fanées emportent avec elles les secrets confiés au creux des lèvres. La mémoire chancelle, privée de ces voix qui savaient transformer le tremblement d’un soir en histoire de lumière. Les histoires de grand-mères n’étaient pas seulement récits : elles étaient passages, seuils où la peur devenait tendresse, où l’ombre se changeait en veilleuse.
Après vous, le vent emporte les fleurs de citronnier, et la terre se gorge d’un fruit devenu trop jaune, brûlé des rayons de vos cœurs. La saison que vous n’avez pas nommée s’avance pourtant, mais elle n’est plus automne : elle est cette énigme laissée en héritage, cette lacune où nous devons inventer à nouveau la chaleur de vos gestes, la patience de vos murmures.
Vous partez sans nous parler de l’automne… mais c’est peut-être ainsi que vous nous l’enseignez : par le silence, par le vide ouvert comme une page blanche. Car dans ce non-dit résonne l’essentiel : la lumière fragile que nous portons désormais pour vous.
Lecture dans le silence. https://youtube.com/shorts/K4mJ0nVmQdE?si=TVlSRbahHpwTKmz4