Je ne viens pas comme un touriste aux yeux curieux,
mais comme un poète,
en quête des empreintes du mot
sur les trottoirs où Apollinaire inventait la lumière,
transformant les vers en figures vivantes.
J’ai lu Éluard à la lueur d’une bougie,
voyant l’amour conquérir le monde,
et j’ai entendu Rimbaud hurler
dans les boulevards de solitude et d’éveil,
comme un météore traversant la nuit.
Aragon m’a murmuré :
“ Il n’y a pas d’amour heureux “,
mais aucune poésie n’est plus belle
que celle qui chante l’amour pour Paris,
même quand la ville se tait.
Où sont-ils aujourd’hui ?
Dans quel labyrinthe leurs voix se sont-elles perdues ?
Enterrés dans le silence de Montmartre,
ou respirant encore dans les vers
qui traverseront les siècles ?
Paris me regarde comme un étranger,
moi, poète blessé de Dardanie,
portant l’âme de ma langue, lourde comme le plomb, claire comme la larme
pour l’étendre sur tes tables poussiéreuses.
Je ne viens pas voir Paris,
mais m’inspirer de la ville endormie en métaphores,
tisser ce poème dans ma langue,
en mon nom Lani,
dans le mot qui se souvient des poètes,
et dans la respiration des rues
où la poésie ne meurt jamais.
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Lecture dans le silence. https://youtu.be/miq69Y4Uc-U?si=kkEBXtM2M_kYLds2