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 Article publié le 1er avril 2014.

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L’image étale, pas plate, toute en surfaces irisées,
L’image étale ses charmes lents,
Pervers ou non,
Lents toujours.
L’image étale ses appâts, appétissante,
Festin des dieux enfuis,
Là errante sur le grain de ta peau,
Ce miroir des ombres.

Peau d’ambre, peau d’ombre,
Ombrageuse présence des bois qui roulent dans la vague éprise,
Reprise,
Surprise,
Toujours autre, toujours la même,
Battant en brèche le temps cornélien,
S’engouffrant dans la brèche amère des possibles effrontés-affrontés.

Là, pas trace de dilemmes,
Tout étant dans tout depuis la nuit des temps.
Le corps seul hésite un instant à se jeter dans l’écume des jours,
La salure,
Les déjections nobles de la mer rieuse.

Les courbes fourbues,
Les fourches,
Les croisées
N’accouchent d’aucune alternative crédible,
Tous les chemins, absolument tous les chemins,
Hormis les cheminées, en passent par les pas du marcheur,
Ce mauvais radis fourchu.
Pas le choix, il faut avancer,
Faire taire cette fatale brèche dans l’être en marche.
La femme à ce jeu est plus forte,
Portant blessure dans son flanc,
Laissant à la blessure tout loisir de saigner.

L’image étale ses hapax,
Ses oxymores,
Son presque rien,
Son tantinet âpre ou douçâtre,
Son zeste de folie douce,
Amère amande, amère amante,
Feux-follets,
Gnomes et enlisements,
Et ses nodules
Par où le verbe croise le fer blanc de l’existence
Avec l’argile tendre de courbes béantes.

L’écume des jours, cette scène.
Nonchalant, bien nonchalant le ciel
Qui se fourvoie gaiement dans des aventures arc-en-ciel palpitantes,
Décoche ses flèches dans l’azur étonné,
Se perd, vacille, hésite et danse dans la fadeur vaporeuse,
Les élans lourds d’un brouillard exténué,
Les orages encore gris,
Les pentes obscures,
Les talus nombreux,
Les vasques ignorées,
Les torrents malingres prompts à se déchaîner,
Les éclairs en toute fin qui contestent jusqu’à leur propre existence
En ces lieux changeants.

Dans l’écume savante des jours pauvres,
Dans ce tout qui n’existe que là où on ne l’attend pas,
Nu intégral d’un corps immense,au sourire androgyne,
Dans un jeu de cache-cache avec les éclipses de lune,
Les faveurs délébiles du soleil,
Les grandes et les petites marées,
Les affaires humaines et inhumaines,
Les bêtes et les pierres,
Les jours fastes,
Les grands élans,
Les reculées,
Les avancées,
Les pas de côté,
Les pas de deux,
Les étoiles de l’invisible,
Les crabes affamés,
Les tortues marines,
Les pêcheurs de corail,
Les perles noires,
Les perles roses,
Le crissant désespoir,
Le bruit des joies.

Jean-Michel Guyot
23 mars 2014

 

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