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 Article publié le 15 mars 2015.

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Quelqu’un est assis c’est la fiction possible qui observe le récit de loin. Qui attend le récit. C’est un commencement de récit ce quelqu’un qui attend le récit qui s’assied sur un banc de la place la feuille placée devant lui. Il est dans la composition plutôt la tentative de composition d’une pièce de théâtre qui est une pièce qui se joue s’écrit sur la feuille posée sur un banc où quelqu’un est assis. Est à sa place avec ses arbres sur son banc sa feuille où est le vent. Ce petit vent présent plein de choses présentes à faire advenir. Quelqu’un d’autre pourrait survenir et s’asseoir échanger des répliques avec lui sur le banc en train d’examiner scruter le paysage de cette fenêtre que l’on voit en face. Une femme pourrait leur montrer son visage en leur tirant la langue en lavant ses carreaux. Quelqu’un d’autre que celui qui est assis pourrait venir s’asseoir lui aussi sur le banc et lui tenir la jambe à propos d’une pièce où quelqu’un vient s’asseoir à coté de quelqu’un. Leur entretien serait à propos d’une pièce où quelqu’un tient la jambe à celui qui regarde une femme essuyant ses carreaux derrière ses rideaux. La place est peu à peu comme un rideau qui s’ouvre sur un argument et des pigeons qui chient de la couleur des dents de la femme là-haut. Qui tombe de là-haut suggère l’un des deux : c’est une tragédie. Les personnages parlent à leur personnage dans le paysage qui est le décor imaginé des bancs une place des arbres. Soit la catastrophe donc la tragédie ou bien ce n’est que le chiffon et c’est la comédie. De la composition souffle celui qui cherche un argument de pièce où deux s’asseyent l’un à coté de l’autre sur la place avec des arbres et une femme en face qui fait ses carreaux et des pigeons qui chient. Moi je suis une mouette leur dirait la femme mais c’est déjà dit. Les chiures des pigeons sont couleur de ses dents. La composition de la pièce piétine ce sont les pigeons dirait l’un d’eux à l’autre sans savoir pourquoi. Le vent secoue les arbres soulève la feuille la composition piétine répond l’un à l’autre le banc devient dur. Une pierre tombale suggère un des deux la jambe de l’autre s’est ankylosée. Le banc pour l’instant est comme une tombe où sont assis quelqu’un et quelqu’un qui répondent que ce n’est qu’un banc. C’est la vie dit celui qui tient la jambeankylosée de l’autre qui lui tient la sienne à lui de vie. La femme peut-être suggère quelqu’un surveille quelqu’un ou attend que se passe quelque chose enfin. Que la pièce commence autrement dit l’un dit. Les pigeons sur les dents picorent quelque chose lancé par la femme elle ouvre sa fenêtre suggère qui peut. Peut-être le chiffon à carreaux plein de sang. S’est coupée au carreau commencent à espérer sautant sur l’occasion les deux sur leur lancée. Mais ce n’est pas du sang ne peut-être du sang c’est noir c’est du semis. On sème autrement dit. On ne sait plus qui dit si la pièce est ou non commencée ou finie si picorent ou chient les pigeons sur la place si même des arbres. La composition de la pièce est commencée depuis quelqu’un qui est assis et fait entrer le vent sur la place tombée de l’arbre que la femme essuie sur ses carreaux. Aucune idée de pièce en vue déplorent-ils. Et quelqu’un les écoute et lit le vent la place les carreaux la femme les pigeons voyant ce que sème le vent et ce piétinement peut-être l’argument. Quelqu’un est sur les dents comme on dit pour trouver le début et la fin d’une pièce. Une scène et c’est son argument. C’est peut-être celui de toute pièce et qui se cache sous les mots ce rien qui est la vie sur son banc des pigeons qui chient couleur des dents d’un sourire essuyant ses carreaux et rideau.

 

Or il faut que quelque chose advienne. / Évènement non encore pressenti.

 

Robert Pinget (l’Apocryphe)

 

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