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 Article publié le 17 novembre 2019.

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Je ne suis pas un avion à réaction, d’ailleurs je ne vole pas, pas plus que je n’aime réagir à chaud ou à froid à des propos désobligeants, des insultes ou des critiques inspirées par je ne sais quelle vision du monde et des rapports humains. Chez beaucoup de mes semblables, une solide éducation fait l’affaire, forcément et fortement teintée d’idéologie. Elle suffit à faire de quelques-uns des esprits forts qui se croient appelés à juger de tout.

L’idéologie, pour ce qui me concerne, c’est de la mauvaise foi déguisée en convictions fortes, une marque indélébile de faiblesse qui se drape dans les oripeaux d’une nébuleuse de pensées grapillées de droite et de gauche. Les nébuleuses héritées des trois siècles qui viennent de s’écouler ne manquent pas. On peut y faire son marché, y piocher des références à des auteurs consacrés ou non, détestables à souhait ou plutôt appréciés par la doxa ambiante.

L’heure est au soupçon généralisé. Je ne sais pas quoi penser de l’époque dans laquelle je vis bon gré mal gré. Forcément limitée par mon éducation et ma culture, ma façon de voir les rapports humains, je ne dis pas sociaux, notez bien, s’appuie sur un vécu. On vit quelques décennies avec des proches que l’on aime puis que l’on perd un à un, on fréquente plus ou moins longtemps des personnes amicales qui deviennent parfois des amis, on supporte les autres tant bien que mal, on compose, on s’adapte en essayant de ne blesser personne.

Pour ma part, le visage et la voix d’un humain comptent énormément, bien avant que j’en sache grand-chose d’autre. Les origines d’une personne ne m’intéressent que si la personne qui me parle souhaite en parler. Je fais en sorte que quiconque puisse me parler, d’où ma jovialité. Mettre à l’aise est très important. Si un contexte de franc-parler s’instaure, alors la parole libre peut jaillir, se déverser ou rester rare et précieuse, peu importe.

Une chose m’a vraiment gêné ces dernières décennies. J’ai eu l’impression d’attirer comme un aimant des personnes parfois brillantes qui voyaient en moi l’occasion d’exercer leur influence sur le cours de ma vie, et plus grave encore peut-être, sur mes écrits, comme si je devais en remerciement de l’intérêt qu’on me portait, accepter une inflexion de ma trajectoire, trajectoire dont j’ignore tout à ce jour.

On ne pensera et décidera jamais à ma place dans quelque domaine que ce soit. En revanche, j’accueille avec bienveillance et gourmandise les suggestions, les remarques, les conseils.

Pour ce qui est de mes écrits, je dirais simplement qu’ils sont organiques, consubstantiels à ma personne, et qu’en conséquence ne pas les apprécier, c’est simplement ne pas pouvoir en apprécier le rythme, la syntaxe et les nombreuses ellipses qu’ils comportent.

En d’autres termes, c’est comme un visage qui ne me revient pas. Il ne m’incite pas a priori à prendre langue avec la personne que j’ai en face de moi, j’imagine donc bien que mes écrits peuvent être perçus comme un visage qui ne revient pas à telle ou telle personne. Les raisons en sont diverses.

Un rythme s’impose d’emblées, dès l’attaque, dès la première phrase qui peut ne pas convenir à d’autres.

Je songe, écrivant cela, à la petite explosion rythmique qui inaugure Pli selon pli de Pierre Boulez, entrée en matière qui peut en rebuter plus d’un, la suite rendant perplexe tout auditeur qui s’attend à un discours musical tonal. Certaines personnes continuent à ignorer La sacre du Printemps de Stravinsky et le Pierrot lunaire de Schönberg, aussi comment s’étonner dans ces conditions d’inculture généralisée qu’un nombre effarant d’œuvres moins ébouriffantes ou moins radicalement novatrices passent inaperçues ?

La tonalité de mes écrits peut surprendre. Elle varie à l’intérieur d’un même texte et a fortiori d’un texte à l’autre. D’aucuns peuvent être embarrassés par les références textuelles et culturelles implicites qu’ils recèlent. Pour autant, je ne pratique ni le rébus ni le collage textuel et je n’aime pas l’aléa tant en littérature qu’en musique. Je m’interdis ce genre de facilité. Une œuvre pour ainsi dire en roue libre, comme livrée à elle-même, ne m’inspire que méfiance. J’y vois une facilité. Inversement, je n’ai jamais été adepte d’une littérature à contraintes formelles qui balise en quelque sorte le propos, l’empêchant pour ainsi dire de sortir de ses chemins battus. Les ornières formelles, je les laisse à d’autres plus enclins que moi à exécuter des figures imposés.

Si je savais où je vais, je me contenterais d’y aller, sans en faire état.

Je n’écris que pour savoir où me mènera telle pensée qui traverse mon esprit. Un détail infime du réel environnant peut suffire à m’inspirer une attaque, une simple phrase qui me donne envie ou non d’aller voir ce que ça donne si je déroule la pelote, à cette nuance près que la pelote ne préexiste pas à son déroulement. Elle se constitue au fur et à mesure que j’en déroule les fils de couleur. S’il s’agissait de tapisserie, je serais bien embarrassé, ne disposant d’aucun canevas préparatoire.

Qu’on ne compte pas sur moi pour compiler des archives à la manière d’un Zola ou d’un Maurice Genevoix, écrivains fort estimables par ailleurs. Les longues et fastidieuses recherches préalables, très peu pour moi. Tout se dessine d’un trait, se pare de couleurs diverses instantanément.

Il n’y a décidément aucun héroïsme dans tout cela. Mes textes, je les vois comme des sourires adressés à de parfaits inconnus libres de ne pas y répondre. Comme tout le monde, je préfère un sourire à une grimace, cela va de soi.

Il y a une dizaine d’années, il m’est arrivé d’être surpris par la réaction d’une lectrice qui se projetait beaucoup trop à mon goût dans les récits que j’écrivais alors. Il lui semblait que j’écrivais pour elle, ce qui était faux parce que j’ignorais tout de son existence au moment où j’avais écrit les récits en question qui n’étaient à mes yeux que des variations plaisantes sur un thème indécis qui se cherchait de récit en récit.

J’ai cru par la suite pouvoir exercer une influence bénéfique sur le cours de l’existence de cette personne en l’incitant à se libérer de la vie qu’elle menait. Mal m’en a pris. Ne se libère vraiment que celui ou celle qui y a intérêt ou n’a plus rien à perdre. Des poèmes et des récits, si beaux soient-ils, ne pèsent pas lourd face à une situation conjugale et professionnelle qui offre des avantages matériels considérables, et ce malgré la frustration, la colère et la tristesse qu’elle ne manque pas de susciter.

Mais passons !

Je n’écris vraiment qu’en français. Je ne suis pas un grand amateur de l’histoire de France, tout en ne me sentant pas spécialement attiré par d’autres pays au point de vouloir y vivre ou même d’y séjourner quelque temps. Je n’idéalise rien ni personne en ce monde. Et « le petit monde » que je me crée en écrivant ne comporte aucune institution, aucun gouvernement, aucune police d’état. Pas de drapeau, pas de bannière.

Ni technophile ni technophobe, je m’arrange comme je peux avec le monde actuel, tout comme le fait Helga Feruna Angerer, shaman germanique, Seidkona comme l’on dit joliment dans sa langue maternelle.

Elle aussi n’avance que pour savoir où la mènera ses pas. Je suis né dans un monde christianisé auquel je me sens totalement étranger depuis ma plus tendre enfance. Mes premiers dieux furent des plantes et des arbres, des pierres, des roches, des mousses et des lichens, rien de très divin a priori. Tout cela baignant en de si nombreuses occasions dans une lumière douce qui devait tout au regard bienveillant de ma mère.

Depuis sa disparition, j’écris d’arrache-pied, avec des fortunes diverses.

Elle n’attendait que cela, me confia ma tante quelque temps après sa mort. Une partie de moi est morte avec elle, j’en suis conscient. Si j’écris, c’est tout simplement pour vivre encore quelques moments dans cette lumière douce qui émanait d’elle mais aussi du monde. Aucun sentimentalisme là-dedans ni aucune mystique.

La lueur de malice et de bonté que je voyais dans ses yeux, je l’ai retrouvée au fil des années chez des artistes et des musiciens que j’aime.

Cette lueur dans les yeux d’Hendrix, d’Helga et d’autres encore, je lui donne un nom tout simple : la générosité d’âme, sachant que l’âme, si elle existe, n’est pour moi que le lien qui n’unit pas deux êtres mais les met en situation de communiquer.

 

-2-

Liberté d’expression

J’ai eu à rencontrer dans ma vie des gens persuadés que leur vie était un roman qui mériterait d’être couché sur le papier.

Ils confondaient vie difficile, épreuves de l’existence, résilience et je ne sais quoi encore avec le travail littéraire qui, s’il lui arrive d’exploiter des biographèmes voire des anecdotes entendues dans les circonstances de la vie courante, n’est jamais, au grand jamais un étalage égocentrique, mais un passage par l’altérité.

Même Saint Augustin est en constant dialogue avec son dieu dans les Confessions.

J’ai lu avec attention le livre de Denise Holstein que j’ai rencontrée il y a des années lors d’une de ses conférences qu’elle donnait dans des collèges pour y raconter son expérience atroce de la déportation à Birkenau. De son propre aveu, elle se sentait bien incapable d’écrire quoi que ce fût, mais il fallait le faire pour que les nouvelles générations sachent. C’est Serge Klarsfeld qui l’y a incitée à raison.

Elle n’a pas pris la plume, elle s’est fait aider par un écrivain et son livre-témoignage est sorti, un livre que j’estime être bien plus poignant de par la nudité de l’expérience qu’il relate que beaucoup de romans censés nous émouvoir et nous donner à réfléchir.

Qui plus est, dans ce livre, pas de grandes analyses historiques, mais des faits, des dates, des êtres humains pris dans une tourmente effroyable qui les a presque tous détruits. Je garde précieusement son livre qu’elle m’a dédicacé.

Je suis convaincu que nous avons tous quelque chose à dire et à penser, pour peu que nous soyons sincères et honnêtes. Il y a partout matière à narration ou à poésie, mais tout le monde malheureusement n’est pas capable de mettre en forme et en images un flux de pensées qui déferlent et excèdent bien vite la simple exposition de faits minutieusement relatés.

Qu’on le déplore ou non, tout est dans l’art et la manière.

A l’heure des réseaux sociaux, de Facebook, Tweeter et consorts, tout le monde peut y aller de sa petite remarque, produire des jugements plus ou moins éclairés-éclairants. Ce gigantesque foutoir médiatique ressemble plus à une foire d’empoigne qu’à un forum romain ou une agora grecque.

Ce qui s’y manifeste à longueur de messages et de « posts », c’est la bêtise, l’arrogance et la vanité. La bêtise, l’arrogance et la vanité d’un Donald Trump étalée à longueur de media n’est que l’hypertrophie d’un phénomène qui s’est généralisé à l’échelle de toutes nos sociétés. On ne communique pas au sens classique de ce terme, pas de disputatio, on assène des convictions obtuses et des propos à l’emporte-pièce.

C’est Babel revisitée.

Des mots et des mots à n’en plus finir gonflées d’idéologies ridicules, malsaines, mortifères propagées par des individus qui se croient tous experts en tout. Nietzsche n’avait certes pas prévu que le nihilisme prendrait une telle tournure. Nous sommes en plein nihilisme.

Bien sûr, c’est tellement cool que tout le monde puisse enfin s’exprimer, c’est tellement démocratique, n’est-ce pas ?

Pour ma part, j’ignore à peu près tout sur tous les sujets. Je ne suis spécialiste de rien, alors je m’abstiens de porter des jugements hâtifs sur la foi d’articles dont je ne peux pas vérifier les sources.

Seul l’humain m’intéresse, l’humain dans son rapport au monde au sens le plus large du terme, un milieu familial, une société, un milieu naturel dévasté ou pollué, un conflit armé.

Ecrire, dans ces strictes conditions, ce n’est pas faire le malin ni le beau, ce n’est pas apporter des solutions concrètes, c’est parfois même s’éloigner des enjeux immédiats, sociaux, économiques, climatiques pour donner à vivre un monde ni idéal ni réaliste mais dans lequel l’humain a toute sa place, et quand je dis humain, j’inclus bien sûr toutes les aberrations possibles, tous les crimes et tous les châtiments, tout le possible.

« Il faut que tout le possible advienne. », disait Schelling en une phrase aux conséquences terribles. Le seul domaine où tout le possible advient sans dommage pour quiconque, c’est l’art, et singulièrement la littérature.

Ecrire pour regarder les choses en face sans se faire happer et dévorer par elles qui sont bien réelles, malfaisantes et malsaines.

On a beau dire, on est bien seul quand on se veut écrivain, mais c’est toujours dans l’idée de rejoindre les autres humains sans pour autant se frotter trop nettement à eux.

Dans cette aventure au long cours, la modestie est de mise vis-à-vis de soi-même, mais jamais vis-à-vis de « l’immense autrui » toujours prompt à trouver à y redire.

Au dix-neuvième siècle, dans le milieu littéraire, on appelait cela l’éreintage.

Pas question de s’y plier docilement. C’est assez des fourches caudines de la critique professionnelle, de l’arrogance universitaire et des comités de lecture.

Passez votre chemin si vous n’aimez pas, allez donc respirer ailleurs sous des cieux qui vous conviennent mieux !

-3-

Non inultus premor

 

« No reason to get excited, », the thief he kindly spoke ;

  « thre are many here among us who feel that life is but a joke.

 But you and I we’ve been through that, and this is not our fate

 So let us not talk falsesly now, the hour is getting late ! »

 

Bob Dylan, prix Nobel de littérature malgré lui

*

Qui s’y frotte, tôt ou tard s’y pique, et qui se pique de comprendre l’alpha et l’oméga d’une création littéraire se fourre le doigt dans l’œil.

Siegfried traversant un buisson de ronces ou un cercle de feu pour délivrer Brünnhilde n’est pas de ce monde.

Comprendre une démarche, c’est l’accompagner cavalièrement jusqu’à un certain point et puis s’arrêter en chemin, en une réserve toute chevaleresque, car, à ce qu’il semble, tout créateur aime non pas tant cultiver le mystère sur son art - manières, style, références, coulisses… - qu’ être surpris par ce qui l’attend peut-être au coin du bois, non pas tout armé et galonné, mais à l’état vaporeux et résolument autre, et dans un espace fini-infini aux frontières non-tracées où tout peut arriver, à commencer par rien.

La critique arrive toujours après coup avec armes et bagages, elle installe son campement conceptuel et commence son travail de mise en coupe réglée des lieux.

Sur un champ de fouilles archéologiques, les découvertes abondent. Elles font l’objet de datation, sont remises dans un contexte historique plus large. C’est cette dialectique site concret et contexte historique global qui enrichit les connaissances. Des savoir-faire, des pratiques agricoles, des pratiques funéraires, des techniques de chasse, de pêche, d’habitat, d’armement, etc… font l’objet de connaissance de plus en plus fines, ce qui n’empêche pas les archéologues de devoir faire parler leurs découvertes en émettant des hypothèses dont le degré de vraisemblance dépend de la qualité de leurs sources et du travail accompli en aval pour en décrypter la provenance, la date, la fonction et ce dans un ensemble spatio-temporel plus large défini lui-même à la suite de découvertes plus anciennes : néolithique, âge du bronze, âge du fer…

En littérature, rien de tel.

Une œuvre constituée, ça n’existe pas vraiment.

Les œuvres ne sont ni des ruines et des vestiges magnifiques ou modestes, des œuvres d’art éblouissantes ou des excréments fossilisés ni de splendides palais intacts qui défient le temps et la compréhension des hommes.

On a au mieux affaire à un corpus : des textes publiés, des livres parus et c’est sur la foi de cet ensemble apparu au gré d’une vie parfois tranquille, parfois chaotique-tragique que la critique extérieure à l’œuvre décrète qu’il y a œuvre ou non.

Le déni d’œuvre écarte plus d’un littérateur jugé mineur voire faible.

En France, le parisianisme établit, du vivant des auteurs, des hiérarchies mouvantes mais puissantes et pesantes qui se pérennisent ou s’étiolent en fonction des ventes réalisées et de l’éditeur plus ou moins prestigieux qui publie tel ou telle. 

S’il n’y a pas irruption d’une altérité indéfinie, alors autrui en fera les frais, se trouvera face à une « œuvre » qui ne constituera une surprise ni pour son créateur ni pour son lecteur.

La plupart des livres dont je lis les deux premiers paragraphes me tombent des mains.

Face à une œuvre en cours dont on ne sait rien qui vaille, on se retrouve comme en terre étrangère à comprendre sans grand effort une langue inconnue sans immédiatement pourvoir articuler un traitre-mot de cette même langue.

On l’aura compris. La critique n’est tolérable intellectuellement que si elle s’attache à mettre en évidence les qualités intrinsèques d’une œuvre sans l’enfermer dans une grille conceptuelle lambda.

René Char, au sortir de la guerre, aura eu la chance d’être lu intelligemment par un Roger Munier, et de l’aveu même de Char, c’est Munier qui lui a donné, par sa reconnaissance, la confiance en soi que beaucoup de critiques s’évertue au contraire à détruire en émettant des réserves sur tel ou tel point d’une création littéraire qui s’élabore patiemment.

En un mot : la critique, on s’en fout !

Mieux vaut ignorer cet appendice causale médiatique greffé sur le monde glorieux de l’édition. Laissons ces gens se congratuler et s’entredéchirer à plaisir.

Pour ma part, je me fous bien de faire œuvre ou non. Je ne dois rien à personne.

Je n’écrirai jamais dans la perspective d’une postérité dont je me fous comme de l’an quarante. L’athéisme est passé par là.

Je ne suis qu’un saltimbanque méprisé par les musiciens de cours en grâce, un bouffon de foire, pas le fou du roi protégé par le monarque nu.

Disons-le clairement : on continuera à écouter et lire un Dylan, quand nos chers auteurs parisiens imbus de leur personne ne seront plus que chair pourrie ou cendre dispersée depuis longtemps aux quatre vents de leur vanité.

 

Jean-Michel Guyot

10 novembre 2019

 

 

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