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SIGNE ASCENDANT
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 Article publié le 7 juin 2017.

oOo

Quelqu’un a un jour dit que le poème devait se faire dans le « signe ascendant ».

André Breton est mort. Mais cet homme voyez-vous, a pu écrire « contre la mort ».

Aujourd’hui on reprend. Pour une civilisation... la lutte, qui n’est ni révolutionnaire ni réformiste, passe par la reconnaissance de la mort. André Breton a tort. Une reconnaissance de la saloperie, autrement appelée humanité.

Et il faut de la joie à cela. Un homme a écrit contre. Il faut le suivre.

Et quand on vient de se lever et de partir pour une ville qui, même dans le trajet, vous a semblé lointaine, et que vous arrivez et qu’il n’y a plus rien, de tout ce que vous aviez pu espérer — ah il vous reste à reconstruire l’espoir. Donc, l’espoir est un jeu surréaliste.

Il n’y a rien. Il n’y a rien pour vous ici. Et s’il te faut construire, ne prends tout simplement jamais appui. Tu iras dans une boutique plutôt, pour des farces-et-attrapes.

Dès lors tu sais que la lutte se poursuit. Hier tu as bien ri. C’est ton tour d’en baver mais tu ne retiens rien, ce qui te sauve. Le passage, des passages de passages. Tiens-le bien dans ta main, tout le « signe ascendant », — c’est un vrai ascenseur. Il fonctionne régulièrement.

Régule. Et tu verras s’ouvrir tes propres yeux, sur un monde trente-deux secondes — ah ! Et tu verras une dame joindre précisément ses deux bras voluptueux aux tiens.

Et un homme écrivait au parfum de ses seins. Tu souffres ? Ris encore. Cette joie t’appartient.

Plutôt que des structures, cherches-y du bon temps. Mais tu es tout entier à l’agonie, aporie et quoi encore ? C’est une bonne blague.

Regarde, vois plutôt comme cela s’est joué dans des relations toutes passées inconscientes depuis, et exacerbées. Ta vie en fut une plaisanterie. Boutades.

Mais ces boutades que tu gicles sur la tête de tes proches, de tes amis, elles se font sérieuses soudain. Et même sévères, vois : tu écriras contre la mort.

Plutôt que la stupeur, attaque tes ennemis. Et crains s’ils te ressemblent. Crains de les avoir loupés. Ils devraient mieux te ressembler.

Tu mérites mieux.

Est-ce que tu mérites de vivre ? Une légende veut que tu sois né dans un délabrement horrible. Il y en a eu des médecins de rassemblés autour de ton jeune corps, et tu ne donnais pas plus cher de leur peau qu’ils ne donnaient de la tienne. Ils sont morts et tu vis, et ris, mais tiens ton rire dans la joie. Comme tu as eu un rire horrible hier.

Plutôt que tendre. Tendre, tendre... etc.

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