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 Article publié le 27 mai 2018.

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CHANT I

 

 

Jour mineur, rêve mineur ;

jour majeur, plus de rêve du tout :

 

l’aimé ne rêve pas de son aimée,

dit le diseur, durant sa nuit de noces.

 

Mais moi, l’Aimée, j’ai rêvé

de mon aimée

 

pour notre nuit de mariage,

tumultueuse comme un jour de bataille.

 

J’étais ses bras

et nous étions nos quatre bras

 

(ô jamais dénouée, la-jamais-dénouée,

ni-jamais-désaimée) -

 

l’une sur l’autre entre-tressées

tel un seul unique dieu furieux -

 

rêve d’un rêve,

rythme idéal d’un reste de rêverie,

 

mots sans mot d’une pure chanson

dont ne sourit plus au réveil,

 

au loin, que la fine mélodie

sur un épars harmonica.

 


 

 

CHANT II

 

 

Jour mineur, rêve mineur ;

jour d’hymen, plus de rêve du tout :

 

l’aimé ne rêve pas de son aimée,

dit le diseur, durant sa nuit de noces ;

 

ou alors seulement de l’ivoire scié

de quelque semi-songe vain.

 

 

Mais moi, l’Aimée ! j’ai rêvé

de mon aimée

 

et de la douceur antique de yeux mi-clairs

sous un ciel d’ambre gris

 

pour notre nuit de mariage,

tumultueuse comme un jour de bataille.

 

 

J’étais ses bras

et nous étions nos quatre bras

 

(ô jamais dénouée, la-jamais-dénouée,

ni-jamais-désaimée) -

 

l’une sur l’autre entre-tressées

tel un seul et unique dieu furieux -

 

en un seul et unique et infini

(ah mon double, mon unique, aah terrible sœur)

 

baiser

i-infini-i

 

peau contre peau, sueur légère contre sueur,

salive sur salive tiède, non féconde,

 

parfum (sombre et profond)

sur parfum, du meilleur temps,

 

cyprine sur cyprine

cri oh cri sur cri mort dans mort

 

faisant de nos huit lèvres une seule lèvre

et une seule plaie enfin cicatrisée -

 

un seul nous-même, un seul soi-même,

une seule moi-même, pure, à ma seule bouche

 

collée, jumelle unique

à quatre lèvres et tièdes et fades

 

et brûlantes et pures et salées enfin

cicatrisées !!

 

 

(rêve d’un rêve,

rythme idéal d’un reste de rêverie,

 

mots sans mots d’une pure chanson

dont ne sourit plus au réveil

 

que la fine mélodie

loin, très loin, là-bas

 

sur un épa-ars harmonica)

 

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