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 Article publié le 19 septembre 2017.

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Années 1986-1990


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INDEX

Ecrits impulsifs - Incidence de Jim Morrison - Essai de roman en vers : Pyramides urbaines et cinémas antiques - Premier emploi recensé du mot « série » – Poèmes détruits - Au-dehors de toute lumière – Première rédaction du Sens des réalités - Introduction à l’axe paradigmatique syntagmatique – Crise musicale – Découverte du jazz, des musiques d’Asie, de la musique contemporaine


WEBOGRAPHIE

Profession de foi
Le tribunal dernier
Pyramides urbaines et cinéma antiques - partie quarte
Maisons vides
Jeux d’oeil
Réalités insensées


DICTIONNAIRE CRITIQUE

Cercle (le -)


DES PYRAMIDES URBAINES A LA REALITE

J’écris sur une vieille machine. Ce n’est pas une Underwood mais un engin du même gabarit. La frappe musclée qu’elle nécessite rythme mon écriture. En arrière-plan, j’écoute notamment Blue Oyster Cult, Secret Treaties.

Ce sont des poèmes qui combinent vers et prose, dans un flux discontinu et pétri de maladresses.

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D’octobre à décembre 1987, je rédige un premier récit « complet » : Pyramides urbaines et cinémas antiques.. A la même époque, un essai poétique intitulé "Le mal-être" (perdu) ; puis une nouvelle : « 788 442 000 ». Enfin, un deuxième essai de récit, Syndromes de mort (perdu deux fois).

En janvier 1988, j’écris une seconde nouvelle. « Sur le chemin du Maine ». Je me revêts d’une blouse blanche, m’identifiant au professeur Todd. J’écris beaucoup de poèmes à ce moment. Je me vois cependant moins comme un « poète » que comme un « écrivain ».

Un texte (dont il ne reste que la page de titre) .est intitulé : Anecdotes : dix mille particules de perceptions et un flou orchestral. Vraisemblablement, c’est un projet de recueil, peut-être de poèmes. J’esquisse un projet de récit, Mother psychadelik, dont il reste la page d’introduction.

D’avril à juin, j’entreprends un nouveau récit : (Je hurlais) Au-dehors de toute lumière. L’histoire est celle d’une rock-star qui s’enferme dans une pièce qui peut être sa loge et refuse d’en ressortir si fortement que la porte en vient à disparaître.

Je prends le nom d’auteur « Edzer H. Lhist » à ce moment.

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En juin 1988, j’écris une série de poèmes en prose narratifs : « Maisons vides », « L’attente », « Le désert et les médecins »... Et j’entreprends une troisième nouvelle, plus élaborée que les précédentes : « Les choses de la vie ».

Le projet du Sens des réalités se forme en deux temps. L’histoire d’Alain Merzin implose, peut-être sous l’influence de la lecture du résumé d’un film de Pasolini, Théorème, dans l’Officiel des spectacles (mais c’est assez incertain). Puis vient la dislocation du récit lui-même en une accumulation de récits adjacents.

Au récit de Merzin succède la vision du désert et des débris d’histoire qui dérivent se délitent. Enfin, se dissine la vision politique d’un univers à la fois totalitaire et anarchique, « l’anarchie molle ».

La notion était déjà présente dans Pyramides urbaines.

C’est une période teintée d’une profonde tristesse qui se ressent dans les chapitres qui précèdent le printemps. L’écriture des dernières séquences est plus enjouée en revanche.

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En avril 1989, Ozzy Osbourne passe au Zénith en concert. A la basse, Geezer Butler. Mais mon horizon musical s’est considérablement élargi déjà.




PYRAMIDES URBAINES ET CINEMAS ANTIQUES

Ainsi débutaient les rutilants
maîtres d’acier, larmes impercep-
tibles en nos âmes et surtout
le silence. Silence que nous retrou-
vions aux abords d’une nuit sans
bruit. Brutale confrontation hai-
neuse et d’un côté le bien de l’
autre vous l’aurez deviné...
Arrête ça me dit-il ces perceptions
me font suer trop simplistes
presque machinales et de toutes façons
inutiles.
Mais connaissait-il réellement
le problème je n’aurais pu le
dire. Il semblait comme aspiré éva-
poré dans un air fluide et pesant.

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Puis nous avons vécu les temps de l’aberration,
temps maudits les anciens adulés des autres
ils signifiaient la remise en question de ce
qui est et sera pour toujours ou presque.
La formation des cristaux dans ton cerveau a dû
t’alerter mais il était trop tard tu es mort et
je pleure pour moi. La sauvegarde des idéologies
doit passer avant toute autre chose.
Les rues sont vides : vous vous terrez tentiez
il y a peu d’échapper à l’inexorable.

Fixant le ciel autrefois
il méditait ces paroles
insensées
et priait les dieux
pour nous.

Et ces jeux stupides et acerbes
se transformaient si vite en de
sanglants raids de violence.

Et puis le silence revenait, ici un fantôme
évaporé, vaporeux.
Doux silence
apaisement

Te souviens-tu lorsque nous sommes
entrés dans cette ville elle nous
semblait si vaste et aujourd’hui
elle nous semble si étroite

Les portes les fenêtres et ces gens au
travers qui nous observaient et les
souvenirs au travers d’un voile nous les
observions et ils faisaient l’amour et
nous les imitions.

Jeux de mort
jeux de sexe
jeu d’amour
jeu de sang

et le cercle est brisé
et saigne...

Ta volonté est brisée laisse-moi
construire pour toi un monde
dissonant.

Les cercles de flammes nous ont
entourés. Et le soleil brûle.
Les nuits durant les apocalypses
ridicules nous restions dans le
pavillon à écouter la mélodie de
cette pluie douce et porteuse
d’un avenir
mort-né.

Puis, je crois qu’on ne pourra
l’oublier, les temps noirs sont
arrivés. Te rappelles-tu chaque
jour nous observions cette
pyramide rendue informe par le
temps et les âges. Et elle était
chaque nuit un peu plus noire et
le ciel rouge et la terre noire
et nous implorions ces dieux
inexistants d’une fin qui ne
pourrait être que la nôtre.

Combien avons-nous pleuré et
où sont ces temps aujourd’hui ?

Pourquoi avons-nous été
obligés de préserver la fin
des temps amers et ce rire
saugrenu ne cesse jamais.

La route était barrée par
un signal qui se serait
voulu un dictateur d’une
partie de notre cerveau.
Car les dirigeants les
avaient divisés en des
millions de parties inégales
Ainsi chaque neurone de nos
esprits pouvait être
étudié à des fins scientifiques,
paraît-il...

Et ceux qui avaient cherché le
refuge dans la pyramide
où étaient-ils maintenant ?
(un besoin étrange de savoir)

Telle une odeur
abrupte et sans
relief
un déplacement singulier.

Ce miroir
mon ennemi

Je t’aime
telle est la raison pour laquelle
je te hais.

Il y avait en cette époque des royaumes
infortunés univers de délabration et de
fait reflets de l’humanité : mais tout se
continuerait et c’était bien notre
malheur.
Nous vivons aujourd’hui dans cette ville
depuis si longtemps qu’elle semble
associée à notre sang : ce sang qui coule
et qui éclaire nos nuits blanches.


GALERIE

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